« J’ai l’impression d’avoir sauté dans une machine à voyager dans le futur », commente Kim Yi hae-ran, 68 ans, après un trajet inédit. Séoul a lancé sa première ligne de bus à conduite autonome, dans le cadre d’une expérimentation qui, selon les ingénieurs qui l’ont conçue, vise à rendre le public plus confiant vis-à-vis des véhicules sans conducteurs.

Le nouveau véhicule ne ressemble pas à un bus ordinaire : il est entièrement symétrique, avec des bords arrondis et de grandes fenêtres qui le font ressembler davantage à un jouet qu’à un moyen de transport dernier cri. Un design intentionnel, selon Jeong Seong-gyun, responsable de la conduite autonome chez 42 Dot, la start-up — désormais propriété de la société sud-coréenne Hyundai — qui a créé la technologie de conduite autonome présente ici. « C’est l’avenir », assure-t-il, ajoutant qu’en conséquence, il fallait « un nouveau type de design remarquable ». Le bus ressemble un peu « à un Lego », car il a été fabriqué à partir de pièces composites afin de réduire les coûts et de le rendre facile à reproduire, explique-t-il.

Image légendée
Le bus autonome, conçu par la start-up 42 Dot, a accueilli ses premiers passagers © AFP Anthony Wallace

Pour se déplacer, le bus utilise une caméra et un radar, et non des capteurs coûteux, précise M. Jeong. Pour l’instant placé sous l’étroite vigilance d’un conducteur, le nouveau bus se conduira tout seul sur un nouvel itinéraire, un petit circuit de 3,4 kilomètres autour du centre-ville de la capitale de Corée du Sud, d’une durée d’environ 20 minutes. Les gens peuvent monter à bord à l’un des deux arrêts désignés après avoir réservé une place gratuite via une application.