Pour aider les consommateurs à adopter un comportement alimentaire plus sain, des chercheurs britanniques encouragent la mise en place d’un nouveau système d’étiquetage : l’équivalent calorique d’activité physique. Ce système consiste à indiquer sur chaque aliment la quantité d’exercice à pratiquer pour éliminer les calories qu’il contient. Par exemple, il informe que les calories contenues dans telle pizza nécessitent 45 minutes de courses pour être brûlées.

Exemples d’étiquetage indiquant l’équivalent calorique d’activité physique (NB : 1 Cal = 1 kcal) © Daley AJ et al, J. Epidemiol Community Health.

Exemples d’étiquetage indiquant l’équivalent calorique d’activité physique (NB : 1 Cal = 1 kcal) © Daley AJ et al, J. Epidemiol Community Health.

Amanda J. Daley, de l’université de Loughborough au Royaume-Uni, et son équipe sont partis d’un constat simple : le système actuel d’étiquetage qui indique les apports nutritifs et caloriques des aliments est très peu compris du grand public. Dès lors, difficile de faire un choix en toute connaissance de cause. Ce « flou calorique » ne serait donc pas en mesure d’enrayer les problèmes croissants d’obésité.

Les chercheurs se sont focalisés sur une quinzaine d’études comparant l’impact de ce nouveau type d’étiquetage face à l’étiquetage actuel, voire aucun étiquetage. Bilan : lorsque l’équivalent calorique d’activité physique était affiché, que ce soit pour de la boisson ou de la nourriture, les personnes choisissaient des menus qui présentaient, en moyenne, 65 kcal de moins. Sur une journée entière, ce système d’étiquetage pourrait donc diminuer notre consommation de calories de 200 kcal, en estimant que nous prenons 3 repas par jour.

Les chercheurs précisent néanmoins que ces données ont toutes été récoltées dans des conditions de scénarios fictifs. Ils aimeraient aujourd’hui tester le choix des participants en conditions réelles, puisque la présentation du produit, le cadre (restaurants ou supermarchés) et le prix notamment, sont des variables à ne pas négliger lors du choix d’un repas. Ils ont également conscience que la quantité de données analysées sont limitées, mais ils rappellent que les premières études relatives à l’impact de ce nouveau système d’étiquetage datent seulement de 2012.

Quoi qu’il en soit, ils précisent que ce nouvel étiquetage alimentaire pourrait changer les habitudes des consommateurs. Et même si cela n’entraîne qu’une petite diminution d’apport calorique, et une légère augmentation de l’activité physique, cela ne peut être que bénéfique pour la santé.