Climat : les enjeux de l’océan Austral Diffusé le

Mission accomplie

Pour SOCLIM, l’heure d’un premier bilan a sonné alors que le Marion Dufresne s’approche de son port d’attache à La Réunion. La mission dans l’océan Austral a permis d’effectuer seize prélèvements de toute la colonne d’eau, la pose de quatre lignes instrumentées et de dix flotteurs qui vont désormais fournir de nouvelles données à la communauté scientifique pour avancer dans la compréhension des mécanismes océaniques dans le cycle du carbone. Car comme le dit le chef de mission Stéphane Blain « Jusqu’à présent, l’océan répond à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère en en absorbant de plus en plus... ». Les océans régulent le climat de la Terre, mais sait-on pour combien de temps encore ? Dernier épisode de la série Mission océan Austral. La mission SOCLIM a été réalisée avec le soutien de l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), de l’Institut Polaire Français Paul-Emile Victor (Ipev) et de la Fondation BNP Paribas.

Un épisode de « Mission océan austral ».

Réalisation : Yseult Berger

Production : Universcience

Année de production : 2017

Durée : 7min25

Accessibilité : sous-titres français

Mission accomplie

EPISODE 9 « Mission accomplie »

Dans l’eau de mer, à bien y regarder, on découvre tout un monde… Il y a plus d’un siècle que la science s’intéresse au plancton, et en détaille l’extraordinaire diversité.

Itw Christophe Penkerc’h : « Ce que j’aime beaucoup, c’est de se rendre compte de toute la vie qu’il y a même si on la voit pas au premier abord. »

Le zooplancton est la fraction animale de ces organismes. Quant aux chercheurs de la mission SOCLIM, ils ont jeté leur entier dévolu sur la fraction végétale, le phytoplancton. Comme les forêts, ces algues microscopiques nous prodiguent de l’oxygène, et surtout, elles piègent des 36 milliards de tonnes dedes milliards de tonnes de dioxyde de carbone que nous émettons au fond des océans …

Sonore Stéphane Blain : « et on voit qu’au fur et à mesure qu’on injecte de plus en plus de co2 dans l’atmosphère, et l’océan a tendance à en prendre de plus en plus. »

Itw Emmanuel de Saint Léger : « Je pense qu’une campagne on sait qu’elle est réussie peut-être 3 ans après. On a déployé des mouillages, on a mis des instruments à l’eau, tout s’est très bien passé sauf que si on ne récupère pas le matériel ou si les données ne correspondent pas, c’est le chef de mission qui peut dire une fois qu’il a fait le bilan de toutes les publications qu’il a pu faire, savoir si vraiment voilà il est content de sa mission. »

Itw Stéphane Blain : « La première chose c’est qu’il faut toujours bien faire attention à la formation de l’équipe, c’est à dire au fait que les gens soient bien complémentaires, que ça réponde bien aux besoins de la campagne. Donc ça en fait c’est le casting. Et ensuite sur le bateau c’est plutôt être à l’écoute que d’essayer de diriger quelque chose, enfin si tout se passe bien il n’y a pas à intervenir énormément. »

itw Olivier Crispi : « on se retrouve une vingtaine sur le même bateau, plusieurs communautés et du coup on partage et on apprend beaucoup plus lors d’une campagne que quand on est au labo, puisque voilà, on est dans un vase clôt, 24h sur 24. »

Itw Christophe Penkerc’h : « J’ai vraiment beaucoup apprécié l’équipe IPEV qui nous a vraiment aidé sur toutes les manips qu’on avait besoin de mettre en place ils étaient vraiment très présents, et c’était aussi vrai pour les marins. »

Itw Charles Cayeux : « T’apprends énormément des gens, t’apprends énormément sur ce qu’ils font t’en a qui s’intéressent aussi à ce que tu fais donc il y a des échanges, il y a des super rencontres. Ça change d’un équipage classique, sur un autre type de navigation où tu ne fais pas d’océanographie ou t’as pas d’intervenant, t’as pas de technicien, t’as pas de scientifique, t’as rien. »

Itw Susan Drapeau : « Le bateau est génial, il est très confortable. J’étais anxieuse quand on a commence à subir la tempête, mais tout s’est bien passé, le navire s’en sort très bien dans ces conditions. »

Itw Anne Royer : « A travers la recherche scientifique dans les océans finalement c’est satisfaisant enfin gratifiant de se dire voilà on travaille pour aider à comprendre ces phénomènes. »

La campagne océanographique soclim a rempli sa mission dans l’océan austral. 16 prélèvements de toute la colonne d’eau, 4 pièges à phytoplanctondéploiement de 4 lignes instrumentées et 10 flotteurs vont désormais fournir de nouvelles données à la communauté scientifique, pour avancer dans la compréhension des mécanismes océaniques qui interviennent dans le cycle du carbone…

Itw Julia Uitz : « On n’est pas chercheur en se disant « je vais trouver un truc », on cherche et on trouve en permanence, même si on démontre quelque chose qui a déjà été démontré avant, on est content parce que des mesures autour de Kerguelen par exemple y’en a pas tous les 4 matins.  Et donc si on arrive à trouver une redondance dans une information on se dit bon ok, là on commence à comprendre un p’tit peu ce qu’il se passe.

Itw Claire Lo Monaco : « Je pense qu’il ne faut surtout pas arrêter les efforts qui ont été mis en place, depuis 10, 15 ou 20 ans. C’est la continuité qui fait qu’on comprend mieux un système, on ne peut pas venir dans une région 2 ou 3 fois, faire quelques mesures et se dire qu’on a tout compris.

Sur un grandle navire, la fin d’une campagne ne peut se clôturer sans un moment festiftouche à sa fin, qui réunit tout l’équipage et c’est sous les étoiles, à l’occasion d’un barbecue géant, que tout le personnel de bord, les marins, les officiers… Et bien sûr, les 15 membres de la mission scientifique fêtent la réussite de la mission..

Itw Claude Mignon : « la vie à bord c’est particulier, mais c’est à vivre. Et toutes les missions sont différentes, donc on ne sait pas comment va se passer la prochaine ! ».

Itw Pavla Debeljak : « physiquement c’est vraiment fatiguant, je n’avais pas pensé que ça serait comme ça en fait.

J’avais peur de ne pas être assez forte pour faire une campagne en mer, mais maintenant je me sens en puissance en fait. Je peux le faire alors c’est bien ! »

Sonore Xavier Beyer : « on est sur la route du retour, et on a fait les derniers prélèvements ce matin. »

Alors merci à Marc-Joseph Marion du Fresne, l’explorateur français qui a donné son nom à ce navire si particulier, et à tout son équipage, qui a contribué à l’ambiance extraordinaire, qui a régné pendant toute la campagne océanographique Southern Ocean and Climate.

Réalisation : Yseult Berger

Production : Universcience

Année de production : 2017

Durée : 7min25

Accessibilité : sous-titres français