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Comprendre la réparation osseuse / Hervé Petite

Hervé Petite est chercheur en orthopédie à l’Inserm. Ses travaux portent sur la réparation osseuse. En cas de fractures graves, et pour éviter chez les patients des autogreffes qui pourraient se révéler longues, invalidantes et incertaines, il parie sur l’association de biomatériaux, de cellules osseuses et de nutriments.

Un épisode de la série « Corpus ».

Pour en savoir plus sur le corps humain : le site Corpus.

Réalisation : Gérard Lafont

Production : Canopé-CNDP, Universcience, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 2min54

Accessibilité : sous-titres français

Comprendre la réparation osseuse / Hervé Petite

Hervé Petite, Directeur de recherche à l'Inserm Faculté de médecine Paris Diderot Je suis Hervé Petite, directeur de recherche à l'Inserm.

On travaille dans le domaine médical de l'orthopédie.

On travaille sur le ligament, la réparation osseuse et l'imagerie osseuse.

Quand il y a une fracture importante dans l'os, elle ne se réparera pas spontanément.

On va prélever du tissu osseux du patient, en général au niveau du bassin.

On va remettre ce tissu osseux en lieu et place du défaut osseux.

Il va aider à la réparation de la fracture.

On a développé aussi des biomatériaux.

Cette technique marche quand le défaut est de petite taille, puisque vous avez autour des cellules qui vont venir du patient, coloniser cet implant et former le tissu osseux.

Par contre, quand le défaut est plus important, cette méthode ne fonctionne plus.

L'autre façon, qui est plus directe et qu'on étudie particulièrement en ce moment au laboratoire, c'est de mettre avec cette structure, en plus, des cellules capables de produire du tissu osseux.

Les résultats sont bons mais pas optimaux.

Finalement, on mettait les cellules dans un milieu où il n'y avait ni à boire ni à manger et elles finissaient par mourir.

Soit elles mouraient par manque d'oxygène, soit parce qu'elles n'avaient plus à manger.

On s'est aperçus, après un certain nombre d'études in vitro et in vivo, qu'elles mouraient par manque de nutriments, en particulier, par manque de glucose.

La solution qu'on développe actuellement, c'est de rajouter du glucose.

Ça aura plusieurs avantages : ça permettra aux cellules de survivre, elles vont aussi mieux secréter des médiateurs chimiques qui aideront à la formation du tissu osseux.

Ce qu'on peut espérer à terme, c'est d'éviter au patient le prélèvement d'une greffe osseuse et d'avoir une réparation systématique en quelques semaines, au lieu de prendre jusqu'à plusieurs années.

Réalisation : Gérard Lafont

Production : Canopé-CNDP, Universcience, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 2min54

Accessibilité : sous-titres français