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Superposition en rouge de l'hématite sur la carte de la face visible de la Lune ©Nasa/Shuai Li

De la rouille ! C’est ce qu’a découvert la sonde lunaire indienne Chandrayaan-1 qui a étudié la Lune il y a une douzaine d’années. En réalité, ce n’est pas tout à fait de la rouille qui a été mise au jour, mais de l’hématite, une forme oxydée de fer qui a besoin sur Terre d’oxygène et d’eau pour se former.

C’est donc une surprise, car la Lune possède bien un peu de glace d’eau au niveau de ses pôles, mais pas d’oxygène. Et puis le vent solaire qui bombarde en permanence notre satellite complique quelque peu la formation d’hématite.

Cette roche est présente surtout du côté de la Lune qui fait face à la Terre, en d’autres termes : la face visible. Ceci indique que notre planète pourrait bien avoir contribué à la formation de l’hématite. Un article paru dans la revue Science Advances propose une explication plausible. À la pleine lune, notre satellite naturel se trouve protégé du vent solaire par la Terre et, par la même occasion, se retrouve plongé dans la partie externe de la magnétosphère terrestre. Il semble bien que ce soit cette magnétosphère terrestre qui contienne des quantités infinitésimales d’oxygène et d’eau, enrichissant la Lune à chaque pleine Lune.

Ainsi, les éléments nécessaires à la formation de l’hématite – le fer mis à part – ne viendraient pas de la Lune, mais de notre propre planète. Un élément de plus pour caractériser le couple Terre-Lune, qui semble bien former une planète double plutôt qu’une planète et son satellite.