Le ministère canadien de la Santé a annoncé hier qu’il autorisait l’utilisation du vaccin anti-Covid Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans, le Canada devenant le premier pays à l’approuver à partir de cet âge.

le vaccin de Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans

Le vaccin de Pfizer-BioNTech pour les adolescents dès 12 ans © DR

« L’autorisation d’un premier vaccin au Canada pour la prévention de la Covid-19 chez les enfants marque une étape importante dans la lutte du Canada contre la pandémie », a déclaré la Dr Supriya Sharma, conseillère médicale en chef à Santé Canada. Elle a ajouté que le Royaume-Uni et l’Union européenne examinaient en ce moment les mêmes données que le Canada a utilisées pour prendre sa décision.

Le Canada a fondé sa décision sur de « nouvelles données recueillies » après un vaste essai clinique de phase 3 aux États-Unis, élargi à plus de 2 000 participants âgés de 12 à 15 ans, a précisé Santé Canada. « Les données de l’essai clinique ont montré qu’après la deuxième dose, l’efficacité de prévention de la Covid-19 dans cette tranche d’âge plus jeune était de 100 % », contre plus de 90 % chez les adultes, a assuré le ministère.

Le profil d’innocuité du vaccin de Pfizer-BioNTech chez les 12 à 15 ans est « semblable » à celui observé chez les personnes plus âgées, c’est-à-dire que les effets secondaires les plus couramment signalés étaient « temporaires et légers, comme de la douleur au bras, des frissons et de la fièvre », selon Santé Canada. L’institution a donc conclu que le vaccin était « sûr et efficace » pour prévenir la Covid-19 chez les adolescents dès 12 ans.

Pfizer et d’autres fabricants de vaccins homologués au Canada « mènent ou prévoient de mener des études chez les adolescents et les enfants, y compris chez les enfants de 6 mois à 11 ans », indique le ministère canadien.

Depuis le début de la pandémie, environ 20 % des cas de Covid-19 au Canada ont été détectés chez des personnes de moins de 19 ans, a souligné la Dr Sharma : « La vaccination appuiera le retour à une vie plus normale pour nos enfants, qui ont dû traverser une période difficile depuis un an ».