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Vie d'ariste de Curiosity dans le cratère Gale ©Nasa/JPL Caltech

Le diable se cache dans les détails. C’est probablement ce qui se dit dans les couloirs de la Nasa depuis la dernière découverte de l’astromobile martienne Curiosity.

Ce robot étudie entre autres l’atmosphère martienne et sa composition depuis près de 8 années terrestres. Arpentant le cratère Gale, Curiosity mesure quasi journellement la composition de la très faible atmosphère martienne. Cette atmosphère, dont la densité est environ 200 fois plus faible que la nôtre contient en moyenne 95 % de dioxyde de carbone, 2,6 % d’azote, 1,9 % d’argon, 0,16 % d’oxygène et des traces de monoxyde de carbone. Du méthane s’y trouve aussi en faible quantité et cette quantité est variable.

Mais Curiosity a aussi découvert que la quantité d’oxygène n’est pas toujours la même dans l’atmosphère de la planète. La quantité d’oxygène est de 30 % plus importante au printemps et en été que lors des autres saisons. Ce phénomène n’est pas compris à ce jour, pas plus que la variabilité du méthane. Il semblerait y avoir une corrélation entre le méthane et l’oxygène, mais pourquoi ?

L’augmentation du méthane comme celle de l’oxygène peuvent avoir des causes géologiques (volcanisme, dégazage) ou biologiques. Les scientifiques privilégient la première cause – puisqu’on ne connaît pas de vie martienne –, mais toutes les hypothèses sont envisagées. Les mois à venir vont permettre d’analyser plus finement ces variations et peut-être trouver une explication.

Curiosity n’est pas équipé pour rechercher de la vie présente ou passée sur Mars, ce sera le rôle de son successeur qui sera lancé en juillet prochain.