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L'Organisation mondiale de la santé a fait mercredi une incursion dans le monde d'avant la pandémie, révélant que 7 sur dix des maladies qui tuaient le plus de gens en 2019 étaient des affections non transmissibles et en premier lieu les maladies cardiaques © AFP/Archives Fabrice Coffrini

L’Organisation mondiale de la santé a fait mercredi une incursion dans le monde d’avant la pandémie, révélant que 7 sur dix des maladies qui tuaient le plus de gens en 2019 étaient des affections non transmissibles et en premier lieu les maladies cardiaques. C’est presque deux fois plus qu’en 2000 quand seulement 4 maladies non transmissibles se trouvaient dans le classement des 10 plus mortelles, souligne un rapport de l’agence onusienne couvrant la période 2000-2019.

Pour 2020, la pandémie de Covid-19, qui a démarré en Chine il y a un an et a depuis fait plus de 1,5 million de morts recensés officiellement et des centaines de millions de malades, pourrait venir bouleverser le classement. Mais, le bilan en terme de vies humaines pâlit encore en comparaison de l’hécatombe de près de 9 millions de personnes mortes d’une maladie cardiaque l’année dernière. Elles étaient 7 millions en 2000, et « les maladies cardiaques représentent désormais 16 % de toutes les causes de mortalité », souligne l’OMS, ajoutant que si la situation s’améliore en Europe au sens large (15 % de décès en moins sur la période, la région du Pacifique occidental a enregistré à elle seule plus de la moitié des 2 millions de morts supplémentaires.

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Les 10 principales causes de décès dans le monde © AFP Gal Roma

Le fait que les maladies non transmissibles figurent de manière aussi proéminente sur la liste « met clairement en lumière la nécessité d’intensifier les efforts de prévention et de traitement des maladies cardio-vasculaires, des cancers, des diabètes et des maladies respiratoires chroniques », explique l’OMS.

Ces chiffres, « soulignent l’urgence de drastiquement améliorer le système de soins primaires de manière équitable et holistique », a souligné le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Un solide système de soins primaires est d’évidence la fondation sur laquelle tout repose, de la lutte contre les maladies non transmissibles à la gestion d’une pandémie », a-t-il insisté.