Le compte à rebours « vient d'être lancé » en amont du décollage mercredi 01 avril 2026 de la mission Artémis 2, qui doit transporter pour la première fois en plus d'un demi-siècle des astronautes autour de la Lune, a annoncé hier la directrice de lancement de la Nasa.

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Photo diffusée par la Nasa, montrant les astronautes Reid Wiseman, commandant (g), Victor Glover, pilote (2e g), Christina Koch, spécialiste de mission (2e d), et l'astronaute de l'ASC (Agence spatiale canadienne) Jeremy Hansen, spécialiste de mission (d), lors d'une visite de la fusée SLS Artemis II et du vaisseau spatial Orion, au complexe de lancement 39B du Centre spatial Kennedy, le 30 mars 2026, en Floride © NASA/AFP Bill Ingalls

« Tout nous indique que nous sommes actuellement dans une excellente position » pour procéder à un lancement dans deux jours, s'est réjoui Charlie Blackwell-Thompson, annonçant que le compte à rebours avait donc été formellement lancé.

Si un report peut encore survenir en raison de la météo ou d'un problème technique - deux contretemps très fréquents dans le domaine spatial - la fusée est « prête » tout comme l'équipage, a assuré Amit Kshatriya, administrateur adjoint de la Nasa, lors d'une conférence de presse au Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral, en Floride. « Il y a 53 ans, l'humanité a quitté la Lune et n'y est jamais revenue. A présent, nous y retournons », a-t-il déclaré.

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Infographie montrant les principales étapes de la mission Artemis 2 de la Nasa, visant à emmener un équipage de quatre personnes dans le vaisseau spatial Orion autour de la Lune, avec un lancement prévu début 2026 © AFP Jonathan Walter, Paz Pizarro

Installée à quelques centaines de mètres de la salle de presse, la puissante fusée lunaire SLS acheminera trois Américains (Reid Wiseman, Christina Koch et Victor Glover) et un Canadien (Jeremy Hansen) jusqu'à la Lune, qu'ils contourneront sans s'y poser.

Haute de 98 mètres, soit quelques mètres de plus que la Statue de la Liberté, elle doit décoller à partir de mercredi 18h24 locales (00h24 en France). En cas de contretemps, la Nasa dispose de plusieurs autres fenêtres de repli jusqu'au 6 avril.

Pour la fenêtre de tir de mercredi, les prévisions météorologiques restaient favorables lundi 30 mars, évaluant à 80% les chances d'avoir des conditions propices à un décollage.

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Infographie montrant le vaisseau spatial Orion de la mission Artemis 2 de la Nasa, visant à emmener un équipage de quatre personnes autour de la Lune début 2026 © AFP Gal Roma, Anibal Maiz Caceres

La Nasa surveille aussi la météo spatiale et « plus de 500 critères » techniques devant être réunis pour permettre un lancement, a détaillé Charlie Blackwell-Thompson. Une opération extrêmement complexe mais nécessaire pour s'assurer de la sécurité de l'équipage, qui sera le premier transporté par cette nouvelle fusée de la Nasa. « Je vais juste lancer un appel aux dieux de l'espace », a plaisanté Amit Kshatriya.

Cette mission d'environ 10 jours doit servir à vérifier que tout est en ordre pour permettre dans un futur proche un retour des Américains sur le sol lunaire, cette fois pour y construire une base et préparer de futures missions vers Mars.

Artémis 2 constituera également une première à plusieurs égards : il s'agira notamment du premier vol lunaire auquel prendra part une femme, une personne de couleur et un non-Américain.