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Premier bébé né d'une greffe d'utérus en Suède, en 2014.

Une femme de 34 ans, née sans utérus, a reçu un don de sa mère, âgée de 57 ans, en vue d’une future grossesse a annoncé jeudi 11 avril l’hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine). Elle porte ainsi en elle, l’utérus qui l’a vu naître... Une opération déjà réalisée avec succès sur plusieurs femmes en Suède depuis 2014.

En octobre 2014, l’annonce a fait grand bruit : une femme de 35 ans née sans utérus a donné naissance à un bébé en bonne santé grâce à la greffe d’un utérus provenant d’une femme ménopausée de 61 ans, déjà mère de deux enfants. Cette première mondiale a été réalisée par une équipe de l’université de Göteborg en Suède. La France et l’Angleterre ont emboîté le pas à ce pays pionnier en 2015 en autorisant les premiers essais cliniques au CHU de Limoges (Haute-Vienne). Alors que l’adoption devient de plus en plus difficile (25 000 demandes annuelles en France pour seulement 600 à 700 adoptions chaque année) et la gestation pour autrui toujours interdite, cette greffe offre l’espoir à des femmes nées sans utérus (syndrome de Rokitansky) ou dépourvues d’un utérus fonctionnel, soit environ une femme sur 500, de concrétiser leur désir d’enfant.

Pour l’instant, la greffe d’utérus reste expérimentale et ne concerne que quelques femmes dans le monde. Contrairement aux autres greffes d’organes, celle de l’utérus présente l’avantage d’être temporaire, l’organe transplanté pouvant être ôté une fois la ou les grossesses menées à leur terme. En revanche, si la pratique venait à se généraliser, il est probable qu’elle souffrirait de la même difficulté que pour les autres organes : le manque de greffons. Cela étant, des équipes travaillent à une autre piste : la construction d’un utérus artificiel utilisant des cellules souches de la future mère et des biomatériaux. Des études sont en cours sur le rat.