Pour diminuer la pollution de l'air intérieur, mieux vaut se passer de produits ménagers industriels, composés de substances toxiques affirme vendredi le magazine 60 Millions de consommateurs et favoriser des produits faits maison rapporte une étude de l'Ademe. 

produits ménagers

Pour diminuer la pollution de l'air intérieur, mieux vaut se passer de produits ménagers industriels, composés de "substances toxiques" affirme vendredi le magazine 60 Millions de consommateurs et favoriser des produits "faits maison" rapporte une étude de l'Ademe © AFP/Archives FRED DUFOUR

Nettoyants, désodorisants, sprays... 60 Millions de consommateurs a étudié dans son hors-série la composition de 60 produits ménagers parmi les plus vendus, en se basant sur la lecture de leur étiquette et de leur fiche de données de sécurité réglementaire. Son verdict : ils se révèlent toxiques et polluants. Beaucoup contiennent une ou plusieurs substances toxiques, nuisibles à notre santé ou à l’environnement, et ces produits seraient les principaux responsables de la pollution de l’air intérieur.

De leur côté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont analysé une trentaine de produits, et testé en condition réelle une dizaine, six manufacturés et quatre faits maison. Les produits industriels émettent beaucoup plus de composés organiques volatils (COV), de minuscules poussières dont certaines sont classées cancérigènes possibles, comme l’acétaldéhyde, ou avérés, comme le formaldéhyde.

« Les produits manufacturés ont davantage de produits chimiques, donc ils vont dégager un cocktail de molécules plus grand » explique Isabelle Augeven-Bour, ingénieure qualité de l’air à l’Ademe. Mais « dans les conditions d’utilisation normales, en respectant les quantités du fabricant et en aérant, il n’y a aucun problème », tempère-t-elle. Quant aux huiles essentielles dans les produits faits maison « plus il y en a, plus les émissions de COV augmentent. Deux-trois gouttes suffisent ! », précise Isabelle Augeven-Bour.