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Un météorologiste tient un thermomètre à Moscou, en février 2020 © AFP/Archives Kirill Kudryavtsev

L'Organisation météorologique mondiale a validé mardi le record de température de 38° Celsius (100,4° Fahrenheit) pour l’Arctique atteint dans la ville russe de Verkhoïansk le 20 juin 2020, un nouveau « signal d’alarme sur le changement climatique ».

« Ce nouveau record arctique fait partie de ces observations rapportées aux archives des extrêmes météorologiques et climatiques de l’OMM, une agence de l’ONU, qui sonne l’alarme sur les changements subis par notre climat », a souligné le secrétaire général de cette agence de l’ONU, Petteri Taalas, notant que la même année l’Antarctique a aussi connu un record de 18,3 °C. Verkhoïansk se trouve à environ 115 kilomètres au nord du cercle polaire et les températures y sont mesurées depuis 1885. Cette région de Sibérie orientale connaît un climat continental très sec, qui donne lieu à des hivers très froids et des étés très chauds.

« Cette enquête met en exergue la hausse des températures dans une région qui est importante pour le reste du monde du point de vue du climat » et il est donc important de la surveiller en permanence, a souligné Randall Cerveny, le rapporteur de l’OMM sur les extrêmes climatiques et météorologiques. Les enquêteurs de l’OMM essaient de « vérifier une température de 54,4 ° C enregistrée en 2020 et 2021 dans l’endroit le plus chaud de la terre, la Vallée de la mort en Californie, et aussi d’homologuer un nouveau record de chaleur européen de 48,8 ° C atteint en Sicile cet été », a encore dit M. Taalas. Tirant les conséquences du fait que l’Arctique est l’une des régions où les températures grimpent le plus vite, l’OMM a créé une nouvelle catégorie, celle de la température la plus élevée pour tout ce qui est sur ou au nord du cercle polaire. Le groupe d’experts chargé d’homologuer ces records examine la validité des instruments qui ont servi à la mesure ainsi que la cohérence avec la météorologie du moment.