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Mars : quand le réveil de la nature nous invite au voyage

Savons-nous encore reconnaitre une fleur, un arbre, un oiseau ? Prenons le temps de regarder la nature, de découvrir l'étrangeté et la complexité d'un milieu en apparence anodin et familier. Avec le mois de mars, c'est le renouveau de la nature qui commence... Un épisode de la série "SuperNaturel".

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min21

Accessibilité : sous-titres français

Mars : quand le réveil de la nature nous invite au voyage

SUPERNATUREL MARS COMMENTAIRE

Vous l’avez vu ? Et là? Et dans la sauge, vous le voyez le phasme ?

Il y a tout un univers à notre portée que bien souvent que nous ne voyons pas.

Un monde très occupé qui n’a pas besoin de nous pour vivre.

Mais nous, nous avons besoin de lui pour nous nourrir, nous soigner et nous comprendre .

Partons à sa découverte au fil des saisons !

Générique

Trois cerisiers, un pré, un bassin, des broussailles. Notre terrain d’observation est un paysage ordinaire des climats tempérés quelque part dans l’hémisphère nord.

Le printemps arrive, chaque plante veut sa place au soleil,

qui gagnera? Mystère ! C’est la saison des violettes. Ici elles sont blanches, un casse tête pour les botanistes. Savez vous qu’il existe une centaine d’espèces de violettes de toutes couleurs ?

Les pruniers fleurissent et les abeilles récoltent le pollen pour nourrir leur couvain.

Sortie de son hibernation, une coccinelle se délecte du nectar.

Les premiers papillons butinent. A l’affut, un lézard guette les insectes. Il profite aussi de la chaleur du soleil pour remettre en route son métabolisme. 

Bien cachés, d’autres prédateurs guettent ces premiers insectes butineurs. C’est une mésange, avide de chair fraiche après son régime hivernal de fruits et de graines

Fleurs, insectes, lézards, oiseaux sont pour les scientifiques des marqueurs de l’arrivée du printemps. Et le tout premier, c’est l’ouverture des bourgeons.

Les bourgeons sont dotés de système très sophistiqués pour ne pas s’ouvrir au moindre redoux et éviter que les feuilles ou les fleurs ne gèlent. Le nombre de jours de froid doit être suffisant, les jours assez longs et la température élevée pour les faire démarrer, c’est le débourrement. Encore faut il rassembler plusieurs feuilles dans un espace clos!

Pour les plantes à feuilles simples comme le lilas, les feuillesse superposent comme des endives. Mais les feuilles à lobes comme celles du chêne ou de l’érable sont pliées dans les bourgeons. Comment des feuilles peuvent elles être pliées dans un si petit espace?

Des physiciens ont travaillé sur la question. Ils ont pris des feuilles au stade plié. Pour chaque pli ils ont mesuré l'angle entre le pli et le bord de la feuille. Ensuite ils ont déplié ces feuilles et mesuré l'angle d'ouverture des creux. Conclusion: les feuilles lobées sont pliées en fonction de leur forme, du nombre et de la taille de leurs lobes de façon à prendre le moins de place possible et à ne pas perdre d’espace dans le bourgeon.

Les feuilles des milieux tempérés sont soumises à deux pressions évolutives contraires. A la saison humide du printemps il est avantageux pour un arbre d’avoir une grande surface foliaire pour faire de la photosynthèse. Mais cette grande surface est un désavantage l’hiver quand il faut conserver les futures feuilles protégées dans des petits bourgeons compacts. Les plis et la forme lobée des feuilles sont une réponse à ces deux exigences contradictoires : La feuille  est repliée, de façon très compacte en hiver et adulte, elle offre une grande surface au soleil pour la photosynthèse.

Dans notre période de réchauffement climatique, ou les arbres vont être mis à rude épreuve, il vaut mieux planter des arbres à feuilles lobées, ils résisteront mieux !

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min21

Accessibilité : sous-titres français