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Les archéologues se penchent sur la Grande Guerre

De 1914 à 1918, 10 millions d'hommes sont morts au front. La plupart ont reçu une inhumation mais malgré les efforts des survivants pour les retrouver, 700000 combattants restent portés disparus sur les champs de bataille ou dans des sépultures provisoires, dans les plaines du Nord et les vallées de l'Est. Les archéologues sur le terrain expliquent les spécificités et notamment la dangerosité de l'archéologie de la Grande Guerre.  A l'occasion de l'année de commémoration du centenaire de la guerre de 14-18.

Ce film est tiré du webdoc "700 000 - À la recherche des soldats disparus de la Grande Guerre".

Logo partenaire de la série 700 000e

Réalisation : Olivier Lassu

Production : Universcience, Drôle de Trame, Narratio Films, Inrap, Pictanovo, en partenariat avec TV5 Monde, RMC Découvertes, ARAC, DMPA

Année de production : 2016

Durée : 4min10

Accessibilité : sous-titres français

Les archéologues se penchent sur la Grande Guerre

700 000
Un webdocumentaire d'Olivier Lassu et Maxime Chillemi
Produit par Drôle de trame, Narratio films, Universcience, Investissements d'avenir, Pictanovo, Lille région image community, et l'Inrap
Avec la participation de TV5MONDE, RMC Découverte, du CNC, de la Fondation Carac, du ministère de la Défense, du Secrétariat général pour l'Administration, de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives, de France Inter et du Centenaire 1914-1918

"Les archéologues se penchent sur la Grande Guerre"

Yves Desfossés, conservateur régional d'archéologie en Champagne-Ardenne.
-Tout au long de la guerre et après la guerre, la question de la gestion des morts et de ce nombre énorme de tués a toujours posé de grands problèmes aux nations engagées dans le conflit, dans la mesure où ce sont des milliers de tombes à gérer ou de corps à retrouver sur les champs de bataille.
Après la guerre, on va exhumer des milliers de corps et les ramener dans de grandes nécropoles de regroupement, envoyer les corps demandés par les familles, et à partir de 1935, l'État a décidé de stopper la recherche spécifique de corps.
Réglementairement, actuellement, on ne peut pas faire de recherche de corps de soldats de la Grande Guerre.
Les archéologues prêtent attention aux découvertes fortuites de corps de combattants.
Ils viendront voir s'il y a des vestiges archéologiques sur un terrain et dans ces vestiges archéologiques, au bout d'une centaine d'années après les événements, on peut considérer qu'une sépulture de soldat est un vestige archéologique et qu'on va la fouiller au même titre qu'une fosse-silo gauloise ou un petit bâtiment gallo-romain.
Il manque 700 000 soldats.
Chaque année, sur le Nord et l'Est de la France pour la Grande Guerre, on doit trouver 30 à 40 corps et peut-être en étudier archéologiquement une vingtaine.
Dans 1 000 ou 2 000 ans, on retrouvera des obus de la Première Guerre mondiale et des combattants qui ont été oubliés.
Gilles Prilaux, archéologue, Inrap.
-On sait aujourd'hui que plus d'un milliard d'obus ont été tirés pendant le conflit.
Des obus d'artillerie, lors des pilonnages intensifs, ce qu'on appelait les marmitages.
Plus d'un milliard d'obus tirés dont environ 200 000 millions qui n'ont pas explosé, qui sont encore dans le sol.
Sur ces 200 millions, on pense qu'il y a 60 millions de chimiques.
Les démineurs professionnels projettent qu'il leur faudra, dans le Pas-de-Calais et en Picardie, encore huit siècles pour dépolluer le sol d'aujourd'hui.
L'archéologie de la Grande Guerre est une discipline un peu spécifique du fait de la dangerosité qu'elle peut procurer.
Les archéologues qui travaillent dans ces secteurs exposés ne sont pas inconscients.
Un dispositif nous permet de travailler le plus "sereinement" possible, même s'il n'y a pas de risque zéro.
D'abord, tous les archéologues de l'Inrap sont sensibilisés par les démineurs qui leur donneront les bons gestes, qui les attireront sur telle munition un peu spécifique qui ne ressemble pas à un obus mais à un pot d'échappement, comme les mortiers Stokes qui sont très atypiques comme munition.
Le deuxième outil utilisé, c'est le travail cartographique grâce au recollement des cartes d'états-majors, les canevas de tirs, les photographies aériennes de l'époque, on pourra repositionner nos emprises de fouilles et savoir assez précisément là où on met les pieds, dans quel secteur, si on est dans des secteurs plus ou moins exposés.
Un autre dispositif possible, c'est la dépollution pyrotechnique.
Quand on estime que le danger est trop important mais qu'il y a un intérêt à aller fouiller, pas forcément sur du 1914-1918 mais une nécropole gallo-romaine ou mérovingienne d'une importance rare, on procédera à la dépollution du sol.
On va extraire tous les déchets métalliques, les munitions dans le sol, dans l'emprise de la fouille.

Auteur et réalisateur : Olivier Lassu
Directeur artistique : Maxime Chillemi
Productrices : Virginie Adoutte et Audrey Ferrarese
Directeur de production : Malik Menaï
Directrice des productions : Claire Lebouteiller
Architecture & Développement Web : FuzzyFrequency – Guillaume Libersat
Développement API Backend : FuzzyFrequency – Olivier Cortes
Cheffe de projet : Sophie Chauvin
Conseiller scientifique : Gilles Prilaux, Inrap
Monteur des films : Cyril Letellier
Chef opérateur image : Olivier Lassu
Images additionnelles : Hervé Glabeck, Jean-Bernard Mercier
Chefs opérateurs son : Samuel Abraham, Florent Blanchard, Nicolas Samarine, Laurent Thirion, Brice Bertrand
Assistants lumière : Xavier-Emmanuel Lesage, sacha Kammermann
Assistant monteur et truqueur : Robin Gaussé
Mixeur : Maxence Ciekawy
Assistant son : Pierre George
Étalonneur : Baptiste Evard
Monteur additionnel : Anthony Verpoort
Assistante de production : Merryl Roche
Administratrice de production : Nathalie Karp
Documentalistes et enquêtrices en Allemagne : Nathalie Rosenblum et Catherine Bihan – Doc’Addict
Prises de vues aériennes : Denis Gliksman
Comédiens voix : Julie Pouillon et Christophe Reymond
Assistante réalisation : Gaëlle Girard
Traductrice : Ruxandra Annonier
Graphiste print : Nolwenn Guény
Stagiaire : Camille Beaudelot
Moyens techniques : Alive Events, Authot, Le Fresnoy, Gorgone Productions, La Grange Numérique, La Prod du Sud, Samedi 14, Studio Collet
Musique originale : Nicolas Devos et Pénélope Michel
Musiques additionnelles : Cezame Music Agency

Archives : Collections Jens Arndt – Collections BDIC – Bundesarchiv Berlin / Transit Film GmbH – Deutsches Pferdemuseum, Verden – ECPAD/France/SCA/réalisateur inconnu/1915-1918  –Adrien Fanget – German Federal Archives, Film Collection/Transit Film GmbH – Bundesarchiv, Abt. Filmarchiv « Ein Kampftag in der Champagne 1917 » - Grimsby Library Local History Collection – The Grimsby Telegraph – Collection Sue Kruk – Huntley Film Archives Ltd – INRAP – IMPERIAL WAR MUSEUMS – IWM CO 2533 / IWM Q 5099 / IWM Q 5098 / IWM Q 913 / IWM Q 5100 – Fonds documentaire Alain Jacques – Service archéologique d’Arras – Jean-Luc Letho-Duclos pour le Service d’archéologie d’Arras et l’INRAP – LCC County Heritage Service, Royal Lincolnshire Regimental Collection – Collection Lobster Films – Collection Éric Marchal – DR / Proscot PR company, Leith, Edinburgh – Fritz Reinhardt / Collection Jean-Pierre Ducreux – Chistoph Runge / Wikipedia Commons – Collection Christian Seelmeyer – Ville de Polle, Allemagne
© Droits réservés

Une coproduction

Drôle de Trame :
Virignie Adoutte, Claire Lebouteiller, Corinne Planchais

Narratio Films :
Audrey Ferrarese, Malik Menaï, Maurice Ribière

INRAP :
Direction du développement culturel et de la communication : Théresia Duvernat, David Raynal
Production audiovisuelle et multimédia : Marine Dubois

Pictanovo :
Dans le cadre du Fonds « Expérience Interactives »
Avec le soutien de la Région Nord-Pas de Calais – Picardie, de la Métropole Européenne de Lille, du Centre National de la Cinématographie et de l’Imagr Animée.

Universcience :
Responsable des programmes : Alain Labouze
Production : Ghislaine Mouton

Avec la participation de l’AMCSTI

Avec le soutien d’Investissements d’Avenir

Avec la participation de :

TV5MONDE www.tv5monde.com
Direction du numérique : Héléne Zemmour, Cécile Quéniart, David Gueye

RMC Découverte
Directrice de l’antenne et des programmes : Guenaëlle Troly
Responsable de l’antenne et des productions : Rodolphe Guignard
Responsable web et partenariat : Pierre Sedze

Centre national du cinéma et de l’image animée

Ministère de la Défense, Secrétariat Général pour l'Administration, Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives (DMPA)

Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise Carac

Remerciements : Jérôme Allard, Pauline Augrain, Anne Charlotte Baudry, Marianne Béarez, Estelle Bénistant, Valérie Chopin, Anaëlle Cormier, Quentin Denimal, Guy Flucher, Philippe Fréville, Véronique Gallien, Pascal Garnotel, Éric Gleizer, Historisches Museum « Domherrenhaus », Verden, Patrick Huard, Frank Lesjean, Mireille Lorant, Antonin Lothe, Nathalie Mamosa, Dominique Massot, Florent Maurin, Ania Mehanni, Olivier Montels, Christophe Parre, Lior Rosenblum, Bruno Smadja – Cross Video Days, Mahaut Tyrell, Gilles Varin, Fréderic Vermeersch, Webprogram festival, Jean-Hervé Yvinec, Christine Zins / Samtgemeinde Bodenwerder-Polle

© Drôle de Trame & Narration Films – Universcience – Inrap – Pictanovo - 2016

Réalisation : Olivier Lassu

Production : Universcience, Drôle de Trame, Narratio Films, Inrap, Pictanovo, en partenariat avec TV5 Monde, RMC Découvertes, ARAC, DMPA

Année de production : 2016

Durée : 4min10

Accessibilité : sous-titres français