Les POM Bio à croquer Diffusé le

Squelette et mouvement

Contrairement aux os, les cartilages et les disques intervertébraux ne se réparent pas tout seuls. Jérôme Guicheux, biologiste cellulaire de l'Inserm, explique que, grâce aux biomatériaux, des cellules souches peuvent être amenées sur le site de la lésion et, à terme, soigner l'arthrose ou la dégénérescence discale.
Un épisode de la série "POM Bio à croquer".

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Inserm, CNDP, Picta productions

Année de production : 2013

Durée : 4min04

Accessibilité : sous-titres français

Squelette et mouvement

Lorsque l’on est debout par exemple, et bien le disque intervertébrale va devoir répondre à des contraintes mécaniques dans toutes les directions de l’espace . Il faut l’imaginer comme une boule enfermée dans une gangue sur laquelle on appuie toute la journée.

Dès l’âge de vingt ans, on observe une dégénérescence discale qui malheureusement est inéluctable liée à l’âge, sans que l’on puisse y faire malheureusement grand-chose.

Parallèlement à ça, dans le cartilage, on connait bien les maladie liées à la dégénérescence du cartilage articulaire. La plus connue d’entre elles c’est l’arthrose. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des cas d’arthrose chez des jeunes patients notamment les sportifs.

Titre : DISQUES DURS ARTICULATIONS BLOQUEES … MAIS QUE FAIT LA MEDECINE ?

Voix :

Et bien nous, on est pas capable de le reproduire en fait, un tissu synthétique qui aurait les propriétés d’un disque intervertébral ou d’un cartilage en fait. On sait aujourd’hui que la dégénérescence discale cela correspond à la mort lente des cellules du disque intervertébral. Contrairement à l’os, le cartilage est le disque intervertébral c’est des tissus qui ne se réparent pas tout seul. Cela explique d’autant, le besoin d’avoir recours à des technologies biomatériaux cellules pour les réparer lorsqu’il y a besoin.

Titre : C’EST QUOI CETTE HISTOIRE DE CELLULES ?

Voix :

L’idée c’est de pouvoir amener sur le site de la lésion une quantité importante de cellules souches et de leur permettre de rester sur le site de la lésion. L’objectif étant de les empêcher de pouvoir fuir à l’extérieur de la lésion. Donc pour ce faire, on développe au laboratoire des biomatériaux qui vont pouvoir servir de transporteur pour ces cellules, et qui vont ensuite permettre d’assurer leur maintient sur le site de la lésion. Ce sont des véritables taxis à cellules qui permettent d’emmener les cellules à l’endroit où on veut les mettre, de les maintenir sur le site, et de complètement tapisser la lésion puisque au moment où on les injecte ils sont liquides et qu’ils durcissent petit à petit. Et ils collent au tissu lorsqu’on les implante. On peut vraiment leur donner la forme qu’on a envie. Par exemple dans l’articulation, si on les injecte dans un genou. Selon le site d’implantation, à des délais plus ou moins court, on ne retrouve plus ces biomatériaux puisqu’ils intègrent complètement le métabolisme normal de l’organisme et sont dégradés.

Titre : DISQUES DURS, ARTHROSE … ALORS C’EST BIENTOT FINI ?

Voix :

Ces pathologies affectent énormément de monde, coûtent extrêmement chères à la société. Il y a un intérêt médical, et il y a aussi un intérêt plus sociétal. Isoler des cellules souches, les mettre en culture, les mélanger à un biomatériau, les réimplanter, donc ça va être des interventions chirurgicales qui vont coûter très cher. Je suis pas sûr que la société soit prête aujourd’hui dans le système de santé tel qu’il est, tel qu’il existe, affronter l’augmentation du coût que ça va être. Enfin, je sais pas…

Titre : ALORS QUELLE SOLUTION ?

Voix :

Aujourd’hui, la vie fait que l’on est de plus en plus sédentaire. Prise de poids, sédentarité, activité sportive réduite… Tout cela contribue forcément à augmenter le risque de développer soit de l’arthrose soit de la dégénérescence discale. Le sport oui, mais à dose normale, sans en faire de trop et répartie de façon équilibré pendant toute la durée de la vie. Ca peut largement suffire. 

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Inserm, CNDP, Picta productions

Année de production : 2013

Durée : 4min04

Accessibilité : sous-titres français