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De l’ADN de mammouth vieux d’1 million d’années !

C’est un pas de géant qui vient d’être franchi dans l’histoire de la paléogénétique. Les plus vieux échantillons d’ADN jamais retrouvés viennent tout juste d’être étudiés et nous en apprennent davantage sur l’évolution de leurs propriétaires, les mammouths.

Réalisation : Anaïs Poncet

Production : Universcience

Année de production : 2021

Durée : 2min13

Accessibilité : sous-titres français

De l’ADN de mammouth vieux d’1 million d’années !

C’est un pas de géant qui vient d’être franchi dans l’histoire de la paléogénétique. Les plus vieux échantillons d’ADN jamais retrouvés, viennent d’être étudiés et nous en apprennent plus sur l’évolution de leurs propriétaires, les mammouths.

Jusqu’à présent, le plus vieil ADN connu appartenait à un cheval qui vivait il y a 560 000 à 780 000 ans. Mais 3 spécimens de mammouth récemment découverts en Sibérie viennent de repousser ce record : les restes d’ADN, infimes et très dégradés, retrouvés dans les molaires de ces animaux, ont permis de constater que 2 d’entre eux avaient plus d’1 million d’années !

Autre découverte fondamentale : l’un des spécimens retrouvés n’appartenait à aucune lignée de mammouth connue jusqu’à maintenant.

« On a vraiment été surpris. Parce que tout ce que nous savions sur l’évolution des mammouths, c’est qu’il n’était censé y avoir qu’une seule espèce en Sibérie à ce moment-là ! »

Ce mammouth, baptisé depuis « mammouth Krestovka », est vraisemblablement distinct génétiquement des deux autres mammouths retrouvés : Adytcha et Tchoukotka. Les chercheurs pensent d’ailleurs que ce mammouth Krestovka a divergé des autres mammouths sibériens, il y a environ 2 millions d’années. Pour les retrouver des centaines de milliers d’années plus tard…

« Il s’est aussi avéré que le mammouth de Colomb, l’une des espèces les plus célèbres d’Amérique du Nord, était un hybride entre ce nouveau mammouth Krestovka et le mammouth laineux. »

Analyser ces très anciens ADN a aussi permis aux chercheurs de suivre les éventuels changements génétiques ayant eu lieu d’une espèce à l’autre. Et visiblement, les mutations les ayant rendus plus aptes à vivre dans l’Arctique, telle que la croissance des poils et la thermorégulation, étaient déjà présentes il y a un million d’années.

« Je pense qu’étudier de l’ADN aussi vieux, c’est un peu comme utiliser une machine à voyager dans le temps. On peut mesurer les changements génétiques, on peut les voir se produire en temps réel. Et remonter à 1 million d’années, ce qui est terriblement loin, nous permet d’étudier l’évolution vraiment telle qu’elle a eu lieu. Et ça, c’est vraiment très excitant !

Réalisation : Anaïs Poncet

Production : Universcience

Année de production : 2021

Durée : 2min13

Accessibilité : sous-titres français