Sur les traces de… Diffusé le

Geoff Parker | La compétition spermatique chez les animaux

Ou comment Geoff Parker démontre que la compétition entre les spermatozoïdes de différents mâles chez une même femelle influence la morphologie et le comportement des espèces...

Un épisode de la série "Sur les traces de...".

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min22

Accessibilité : sous-titres français

Geoff Parker | La compétition spermatique chez les animaux

La compétition spermatique 1.

Le chercheur anglais Geoff Parker, de l’Université de Liverpool, a été le premier à réaliser que la compétition que se livrent les mâles pour séduire les femelles ne s’arrête pas à l’accouplement. 2. De fait, chez de nombreuses espèces, les femelles copulent avec plusieurs mâles et peuvent ainsi stocker plusieurs éjaculats dans leurs voies génitales. 3. Dès les années 70, Geoff Parker émit l’hypothèse que cette compétition spermatique, entre les spermatozoïdes de différents mâles au sein d’une même femelle, devrait influencer la morphologie et le comportement des espèces. 4. La première démonstration de l’importance de la compétition spermatique sur la morphologie des mâles a été obtenue chez les agrions, un insecte proches des libellules. Le pénis des mâles est garni de petites brosses. Ces brosses permettent de retirer le sperme déjà présent dans les voies génitales de la femelle, suite aux précédents accouplements, et assurent donc au mâle s’accouplant en dernier la paternité de la quasi-totalité de ses œufs. 5. Il s’agit d’une stratégie offensive de "déplacement du sperme". Chez d’autres espèces, les mâles ont opté pour des stratégies défensives. 6. Ainsi chez certains vers, l'appareil génital du mâle est muni de glandes à ciment. Elles permettent au mâle de colmater l’orifice génital de la femelle à l’issue de la copulation et d’empêcher ainsi toute copulation supplémentaire avec un autre ! 7. On peut également citer certaines espèces de papillons, où la compétition spermatique a conduit à la production de deux types de spermatozoïdes. 8. Ceux du premier type continuent d’assurer la fonction de fécondation des œufs, tandis que ceux du second type, privés de cette fonction, ne sont là que pour saturer les voies génitales de la femelle et ainsi annuler temporairement sa réceptivité sexuelle. 9. La compétition spermatique a aujourd’hui été mise en évidence chez une très large gamme d’espèces. Elle constitue un phénomène évolutif majeur dont toutes les conséquences n’ont pas encore été mesurées. 10. Alors que faut-il en retenir? Et bien que les stratégies employées par les mâles et les femelles pour reproduire leurs gènes ne se limitent pas aux comportements reproducteurs. Elles se prolongent dans la compétition que se livrent les spermatozoïdes pour accéder à l’ovule.

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min22

Accessibilité : sous-titres français