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Microbes présents dans le sol © pxhere

C’est une « déclaration de consensus » qui fait l’objet d’un éditorial dans la revue Nature : 33 microbiologistes du monde entier rappellent que l’impact du changement climatique dépendra sensiblement de la réaction des micro-organismes. La « majorité invisible » que constitue la population colossale de bactéries, d’archées, de virus, de champignons et de protozoaires sur Terre pourrait en effet contribuer à accélérer, ou au contraire à atténuer, les effets du réchauffement planétaire.

« En tant qu’organismes les plus abondants de la planète, il est temps d’accorder une plus grande importance aux microbes », affirme ce groupe de chercheurs. De fait, les micro-organismes jouent un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire – dont ils constituent les premiers maillons – et dans le cycle de bien des éléments, comme le carbone. « Nous devons apprendre non seulement comment les micro-organismes affectent le changement climatique (y compris la production et la consommation de gaz à effet de serre), mais aussi comment ils seront affectés par le changement climatique et les autres activités humaines ».

Extrêmement riche, l’article passe en revue les liens entre les micro-organismes, d’une part, et d’autre part le changement climatique dans les écosystèmes terrestre et marin, l’agriculture et les autres activités humaines, les maladies infectieuses. 

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Dans les environnements marins, la production microbienne contribue de manière significative à la séquestration du CO2 – mais les microbes relâchent aussi du CO2 dans l’atmosphère. Sur terre, les micro-organismes décomposent la matière organique, dégageant du CO2 et du CH4, des gaz à effet de serre © Ricardo Cavicchioli/Nature