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Covid long : un milliard de dollars d’investissement aux États-Unis © Pixnio

Aux États-Unis, les Instituts nationaux de la santé (NIH) ont annoncé un investissement de 1,15 milliard de dollars sur quatre ans dans des recherches consacrées au « Covid-long », c’est-à-dire aux effets durables sur la santé d’une infection par le SARS-CoV-2. 

Les symptômes de cette affection, très variés – fatigue, fièvre, essoufflement, anxiété, dépression, incapacité à se concentrer – peuvent apparaître plusieurs semaines après l’infection et persister durant des mois. Un des objectifs des études est d’identifier les bases biologiques du « Covid long » et peut-être, les facteurs de vulnérabilité des patients. « Nous ne connaissons pas encore l’ampleur du problème, mais étant donné le nombre de personnes de tous âges qui ont été ou seront infectées par le SARS-CoV-2, l’impact sur la santé publique pourrait être très significatif », souligne le directeur du NIH, Francis Collins.  

« En-dehors du consensus général sur la réalité du phénomène, nous n’avons que des questions », insiste Steven Deeks, médecin et chercheur sur les maladies infectieuses à l’université de Californie, à San Francisco, également cité par la revue Nature.

Un des premiers projets du NIH sera la constitution et le suivi d’une « méta-cohorte » de 40 000 personnes, adultes et enfants, atteints du SARS-CoV-2, afin d’observer parmi elles qui développe des effets à long terme. Un autre projet consistera à identifier les effets de la maladie sur différents organes en procédant à des autopsies. Une banque de bio-échantillons sera également constituée, pour conserver du sang, de l’urine, des fèces et du liquide céphalorachidien provenant de personnes atteintes de ce syndrome.