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Un registre national recensant toutes les prothèses mammaires implantées sera mis en place cet été © AFP/Archives Miguel Medina

Un registre national recensant toutes les prothèses mammaires implantées en France sera mis en place cet été, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, quelques jours après l’interdiction de plusieurs modèles soupçonnés de favoriser la survenue d’une forme rare de cancer, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC).

La création d’un tel registre était réclamée par les chirurgiens esthétiques et les patientes. Développé par la profession, il est, en fait, prêt depuis trois ans. Mais sa mise en place restait suspendue au feu vert administratif de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés). 

Par conséquent, « les documents d’information (..) que les professionnels de santé doivent remettre aux femmes avant toute pose d’implant seront prochainement actualisés », a précisé la Direction générale de la santé dans un communiqué. 

Les prothèses interdites ont une surface extérieure en silicone « macro-texturée », c’est-à-dire rugueuse, ou en polyuréthane. Parmi elles figurent plusieurs modèles du fabricant américain Allergan de type Biocell. Cette texture est la principale mise en cause dans les cas de LAGC. « À ce jour, 59 cas de LAGC ont été identifiés en France (...) et trois sont en cours d’investigation », sur les 400 000 à 500 000 femmes porteuses d’implants mammaires en France, a précisé la DGS.

Toutefois, compte tenu de la faiblesse du risque et des risques associés à l’acte de retrait d’implants mammaires, « il n’est pas recommandé » d’enlever préventivement leurs prothèses aux femmes qui « ne présentent pas de signes évocateurs » de la maladie. En revanche, les autorités sanitaires soulignent « la nécessité pour ces femmes de bénéficier d’un suivi médical régulier ».