Une fusée Soyouz avec 38 satellites étrangers à son bord décolle du cosmodrome de Baïkonour, le 22 mars 2021 au Kazakhstan © Roscosmos/AFP Handout

La Russie a mis sur orbite lundi 38 satellites étrangers après avoir fait décoller depuis son cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan une fusée Soyouz, dont le lancement avait été reporté à deux reprises du fait de problèmes techniques. 

La fusée Soyouz-2.1a a décollé avec succès à 6 h 7 GMT en s’envolant dans un ciel gris et nuageux, selon les images retransmises en direct par l’agence spatiale russe Roskosmos. Elle a mis sur orbite dans les heures suivantes 38 satellites en provenance de 18 pays, dont notamment la Corée du Sud, le Japon, le Canada, l’Arabie saoudite, l’Allemagne, l’Italie ou encore le Brésil. Les satellites, qui serviront principalement pour l’observation et la recherche, mais aussi pour les télécommunications, ont été mis tour à tour sur trois orbites différentes, a précisé Roskosmos dans un communiqué.

« Une heure et trois minutes après le lancement, la charge utile principale a été séparée – le satellite sud-coréen de télédétection terrestre CAS500-1. À l’heure actuelle, l’étage supérieur a achevé avec succès toutes les étapes du programme de placement des 37 engins spatiaux restants sur les orbites cibles », a indiqué l’agence spatiale russe. Parmi ces appareils figure également le satellite Challenge-1, le premier satellite fabriqué à 100 % en Tunisie, créé par le groupe de télécommunications Telnet.

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Une fusée Soyouz avec 38 satellites étrangers à son bord décolle du cosmodrome de Baïkonour, le 22 mars 2021 au Kazakhstan © Roscosmos/AFP Handout

À l’origine prévu samedi, le lancement avait été reporté au lendemain, puis à lundi matin. Selon le chef de l’agence spatiale russe, Dmitri Rogozine, le premier report a été décidé en raison d’une « surtension » détectée avant le lancement et afin de ne pas « prendre de risques ». Le deuxième report a eu lieu après la découverte d’un « dysfonctionnement technique », selon Roskosmos.

Ces reports illustrent les difficultés rencontrées par l’industrie spatiale russe depuis la chute de l’Union soviétique en 1991.

Ces dernières années ont été marquées par plusieurs scandales de corruption et une série de lancements ratés, dont un concernait un vol habité, heureusement sans conséquence pour les deux spationautes qui avaient pu s’éjecter.