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Une infirmière américaine vaccine une collègue contre le Covid-19 le 14 décembre 2020 dans un hôpital de Washington © Pool/AFP Jacquelyn Martin

Les États-Unis misent sur une autorisation en avril du vaccin AstraZeneca/Oxford, plus de trois mois après le feu vert du régulateur britannique mercredi, a déclaré Moncef Slaoui, conseiller en chef du programme de vaccination américain. 

L’Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA), qui a autorisé son usage au Royaume-Uni, est « une institution de régulation très talentueuse, basée sur la science et je ne soulève aucune question sur sa décision », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Mais l’environnement réglementaire est différent aux États-Unis, a-t-il ajouté en expliquant que les essais cliniques et les évaluations ne permettront pas une approbation avant « début avril ». Moncef Slaoui a notamment souligné la nécessité de prouver son efficacité sur les personnes âgées.

Développé par le groupe AstraZeneca avec l’université d’Oxford, ce vaccin sera utilisé dès le 4 janvier au Royaume-Uni. Il est très attendu pour des raisons pratiques : bien moins cher que celui de Pfizer/BioNTech déjà distribué dans le pays, il peut être conservé à la température d’un réfrigérateur, entre deux et huit degrés Celsius, ce qui facilite une vaccination à grande échelle.

Moncef Slaoui espère par ailleurs qu’un vaccin développé par le géant américain Johnson & Johnson sera approuvé en février aux États-Unis. Lui aussi est très attendu, car il nécessite une seule injection contrairement à ceux approuvés jusqu’ici.

Pour l’instant, deux vaccins (Pfizer/BioNTech et Moderna) sont autorisés dans le pays et plus de 2,1 millions de personnes ont reçu une première injection. Ce chiffre est loin de l’objectif affiché de l’administration Trump, qui avait promis 20 millions de personnes vaccinées d’ici la fin de l’année. Mardi, le président élu Joe Biden a déploré ce « retard ».

Mais le général Gus Perna, de l’opération Warp Speed mise en place par le gouvernement américain pour assurer la campagne de vaccination, a précisé que 14 millions de doses avaient été distribuées dans le pays et assuré que « les autorités locales travaillaient d’arrache-pied » pour les administrer. Les États-Unis sont le pays le plus touché au monde avec plus de 19,5 millions de cas recensés et 339 000 morts. La situation pourrait encore s’aggraver après les fêtes de fin d’année.