L'année 2026 a démarré avec un mois de janvier parmi les cinq plus chauds, indique mardi l'observatoire européen Copernicus, en dépit d'une vague de froid dans l'hémisphère nord.


 

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Un incendie de forêt à Florida, près de la ville de Concepción, au Chili, le 20 janvier 2026 © AFP/Archives Raul Bravo

"Janvier 2026 a été le cinquième mois de janvier le plus chaud au niveau mondial, avec une température moyenne de l'air en surface de 12,95°C, soit 0,51°C de plus que la moyenne de janvier pour la période 1991-2020", écrit Copernicus dans un bilan mensuel publié mardi. Janvier 2026 est seulement 0,28°C plus frais que le mois de janvier le plus chaud de l'histoire, soit janvier 2025, et 1,47°C au-dessus de la moyenne de 1850 à 1900, définie comme la période préindustrielle.

"Janvier 2026 nous a rappelé de manière frappante que le système climatique peut parfois générer simultanément un temps très froid dans une région et une chaleur extrême dans une autre", affirme Samantha Burgess, directrice adjointe du service Copernicus sur le changement climatique, citée dans le communiqué. L'hémisphère sud a connu des records de chaleur au mois de janvier, entraînant des incendies meurtriers, indique Copernicus, citant l'Australie, le Chili et la Patagonie. Les températures les plus élevées par rapport à la moyenne se trouvent dans l'Arctique, au Groenland, en Amérique du Sud, dans le nord de l'Afrique, ainsi qu'en Antarctique, écrit aussi l'observatoire européen.

En parallèle, des vagues intenses de froid se sont multipliées ces dernières semaines dans l'hémisphère nord, en particulier en Amérique du Nord, en Sibérie, ainsi qu'en Europe, causant le mois de janvier le plus froid depuis 2010 en Europe avec une température moyenne de -2,34°C sur les terres. Les vagues meurtrières de froid aux États-Unis ont entraîné des commentaires moqueurs du président américain, Donald Trump, sur la réalité du réchauffement climatique: "Est-ce que les insurrectionnistes environnementaux pourraient m'expliquer s'il vous plaît : QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE?", a-t-il écrit le 23 janvier, sur sa plateforme Truth social. 

Les États-Unis, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, tournent le dos sous Donald Trump à la coopération climatique mondiale et donnent la priorité politique au pétrole. Dans le même temps, la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre s'essouffle dans les pays riches. En France et en Allemagne, la réduction des émissions a marqué le pas en 2025 et aux États-Unis, un bond des centrales au charbon a fait repartir à la hausse l'empreinte carbone du pays, effaçant des années de progrès. Selon les données de Copernicus le mois dernier, l'année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde.