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Carte couleur détaillée de Pluton basée sur trois images avec filtre couleur obtenues par la caméra multispectrale de la sonde New Horizons, en juillet 2015 © Nasa/JHUAPL/SwRI

Et si Pluton avait débuté sa vie comme un astre chaud, au terme d’une formation brutale et rapide ? C’est l’hypothèse d’une équipe américaine présentée dans un article de la revue Nature Geoscience en date du 22 juin 2020.

Avec une température en surface de -228 °C, Pluton possède un océan, enfoui sous une épaisse couche de glace. Jusqu’à présent, on pensait que cet océan était né du réchauffement des glaces dû à la désintégration radioactive dans le cœur de cette petite planète. C’est le scénario du « démarrage à froid ». 

L’hypothèse alternative – du « démarrage à chaud » – s’appuie sur  les observations géologiques de la sonde New Horizons de la Nasa, qui suggèrent que Pluton était au contraire relativement chaud lors de sa formation. Cela expliquerait la présence d’un ensemble apparemment énigmatique de crêtes et de creux récemment identifié sur Pluton, ainsi que certaines fissures de sa coquille. 

L’équipe pense même que des océans primitifs pourraient avoir été chose courante parmi les plus grandes des planètes naines de la ceinture de Kuiper.