Le patch contraceptif fait moins d’1cm2. © Christopher Moore, Georgia Tech

Le patch contraceptif : une taille inférieure à 1 cm2 © Christopher Moore/Georgia Tech

On connaissait les patch anti-tabac et anti-douleurs. Un nouveau venu vient de faire son apparition : le patch contraceptif effervescent.

Wei Li, de l’institut de technologie de Georgia, aux États-Unis, et son équipe ont mis au point un patch contenant des micro-aiguilles chargées de diffuser progressivement dans l’organisme une hormone contraceptive, le lévonorgestrel.

Le mode d’emploi est simple : le patch est appliqué sur la peau durant une minute à peine, pendant laquelle les micro-aiguilles pénètrent la peau. Là, elles libèrent peu à peu du lévonorgestrel, pendant un mois, permettant ainsi une contraception mensuelle. En résumé, une application ponctuelle pour une protection mensuelle – le tout, sans recourir à un professionnel de santé pour l’administration. 

Les patchs dont il est question sont exclusivement destinés à être utilisés par des femmes et sont composés de 100 micro-aiguilles. Celles-ci sont coniques, mesurent 600 μm de haut et ont un rayon de base de 150 μm. Au contact de la peau, le bicarbonate de sodium et l’acide citrique contenus dans le patch libèrent des bulles de CO2 qui permettent aux micro-aiguilles de se séparer du patch et de pénétrer dans la peau en quelques secondes.

A. Une partie du patch avant et après application sur peau humaine (échelle : 500 μm) B. Aspect de la peau humaine, dans les 24h suivant l’application du patch. © Wei Li, Georgia Tech

A. Une partie du patch avant et après application sur peau humaine (échelle : 500 μm) B. Aspect de la peau humaine, dans les 24 h suivant l’application du patch © Wei Li/Georgia Tech

Cette étude nécessite néanmoins d’être approfondie. À ce jour, tous les tests contraceptifs, prometteurs, ont été effectués sur des rats uniquement. Wei Li et son équipe ont tout de même tenu à tester la diffusion des micro-aiguilles sur la peau et la douleur que celle-ci pouvait engendrer chez dix femmes témoins. Le résultat est concluant, le patch et sa particularité effervescente étant tolérés par l’intégralité des participantes. Il ne reste plus aujourd’hui, qu’à prouver l’efficacité contraceptive de ce patch chez les femmes.