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Une fusée Soyouz décolle du cosmodrome de Baïkonour, en avril 2020, au Kazakhstan © Roscosmos/AFP/Archives

Une fusée Soyouz a décollé dimanche du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, avec à son bord le premier satellite russe de surveillance du climat de l’Arctique, a annoncé l’agence spatiale Roscosmos. Une vidéo publiée par l’agence spatiale russe montre le lancement de la fusée Soyouz dans un ciel gris à 6h55 GMT, transportant un satellite Arktika-M. Selon le chef de l’agence spatiale, Dmitri Rogozin, s’exprimant sur Twitter, la communication a été établie normalement avec le satellite. Il s’agissait d’un lancement de routine, a-t-il précisé.

Le système spatial de surveillance hydro-météorologique et climatique Arktika est « conçu pour surveiller le climat et l’environnement dans la région Arctique », a indiqué Roscosmos dans un communiqué. Ce système nécessitera au moins deux satellites pour fonctionner correctement, toujours selon l’agence spatiale. « Ils fourniront une surveillance permanente, par tous les temps, de la surface de la Terre et des mers de l’océan Arctique ».

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L’Arctique se réchauffe « plus vite que le reste du monde » © AFP/Archives Simon Malfatto

Le lancement du second satellite Arktika-M est prévu pour 2023, a rapporté l’agence de presse russe RIA Novosti. 

Le développement économique de l’Arctique, continent composé essentiellement de glace recouvrant le pôle Nord, est l’un des principaux objectifs du président russe Vladimir Poutine. L’Arctique recèle d’énormes réserves de pétrole et de gaz, que se disputent déjà la Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège notamment, à mesure que le réchauffement climatique accélère la fonte de la calotte glaciaire.

Le mois dernier, des scientifiques britanniques ont constaté que la glace disparaissait des zones polaires à un rythme correspondant aux « pires scénarios de réchauffement climatique », en particulier les glaces de l’océan Arctique.