Dragonfly, « libellule » dans la langue de Donald Trump, c’est le nom de la prochaine mission spatiale en direction de Titan, le fascinant satellite de Saturne. Cette mission a été annoncée le 27 juin par un communiqué de la Nasa. Elle consistera à larguer – en 2034 – un engin volant de 3 mètres de long dans l’atmosphère dense de cette grosse lune. Ce drone de 300 kg sera propulsé par 8 hélices et alimenté par un générateur électrique nucléaire. Cela permettra à Dragonfly de fonctionner plus de deux années terrestres et d’explorer différentes régions de la zone équatoriale de Titan.

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Vue d'artiste de la future mission Dragonfly. L'utilisation d'un drone permettra d'exploer une vaste zone de Titan © Nasa

Titan est un monde à part, gros comme la moitié de la Terre, avec une atmosphère dense d’azote et de méthane. Il y règne une température d’environ -180 °C, et on y trouve des lacs et des rivières de méthane ainsi que des volcans froids rejetant de l’eau et de l’ammoniac. Titan a été scruté durant des années par la sonde Cassini en orbite autour de Saturne et Huygens, module européen d’atterrissage s’est posé sur Titan le 14 janvier 2005.

Dragonfly commencera par se poser et analyser la chimie de l’atmosphère et du sol, ainsi que la météorologie locale. Puis il décollera et volera sur une distance maximum de 8 km pour explorer une autre région. La mission sur Titan pourrait durer trois années terrestres. Des images spectaculaires des champs de dunes vus du ciel sont attendues.

Cette mission est la quatrième du programme New Frontiers qui inclut New Horizons explorateur de Pluton, Juno, qui orbite autour de Jupiter et Osiris-Rex qui étudie l’astéroïde Bennu. Dragonfly devrait être la plus spectaculaire de cette série de mission, et le monde scientifique en attend beaucoup.