Jacques a dit Diffusé le

La géolocalisation

Vous êtes perdu ? Pas moins de quatre satellites vous donnent votre position ou votre itinéraire à 10 cm près. Tout le monde connaît les outils de cette géolocalisation : GPS ou Galileo. On vous dit comment ça marche... pour ne pas perdre le nord ! Illustrée par des animations ludiques et des archives de l’Ina parfois détournées, la série « Jacques a dit » dévoile avec humour la multitude de découvertes scientifiques qui se cache derrière l’évidence du smartphone.

Un épisode de la série « Jacques a dit ».

Réalisation : Philippe Cotonnec , Yoann Dhenin

Production : Ina, Universcience, Cnam

Année de production : 2015

Durée : 5min35

Accessibilité : sous-titres français

La géolocalisation

EPISODE 6 : GEOLOCALISATION

Jacques :

 Yo le jeune, prêt à triper sur ton smartphone !

GENERIQUE

Jacques :

Aujourd'hui, la géolocalisation. Vous êtes perdus ? Pas votre Smartphone !

Smart et Charlot :

Jeu entre les deux, Charlot perdu etc.

Jacques :

Eh bien Smart, vous voilà tous deux confrontés à une question qui ne date pas d'hier : comment aller d'un point A...

Archive In :

7 degrés - 24 minutes ouest … ouest

Jacques :

À un point B ?

Oui oui mon bon ami vous pouvez toujours essayer de nous enfumer... mais il semble bien révolu le temps de l'étoile du nord, des pigeons voyageurs, de la boussole ou du compas... et tantôt même d’une bonne vieille carte…

Doublage archives :

  • Le port du pénitencier les gars c’est là-bas, de l’autre côté de la colline
  • Ok, on fonce !

Jacques :

Désormais place au GPS, Global Positioning System

Smart :

Tout fier, il brandit son Smartphone.

Jacques :

Certes, mon cher Smart, mais savez-vous seulement comment cela fonctionne-t-il ?

Appuyer sur un bouton, tout le monde peut le faire, mais... fabriquer un satellite, le lancer le mettre en orbite, pour qu'il vous aide à trouver votre chemin, ça, c'est une autre paire de manche !

Le professeur Marshall va nous expliquer cela.

Professeur :

Euh, pour vous repérer avec un GPS, il faut le concours de pas moins de quatre satellites. Pourquoi autant ? Pourquoi un seul suffirait pas ?

Voyons ce qui se passe avec un satellite ! Le satellite émet en permanence un signal sur Terre, qui n'est rien d'autre qu'une onde électromagnétique, contenant deux informations toutes simples : position du satellite, heure de transmission.

Dans le GPS, un petit récepteur va capter information. Et comparer l’heure d'envoi de l'onde avec son heure de réception, or on connaît la vitesse de l'onde : rien moins que la vitesse de la lumière !

Donc en comparant les deux horloges, le récepteur calcule à quelle distance il se trouve du satellite, et donc de sa position sur la terre.

Jacques :

J’ai compris, mais un seul satellite ce n'est pas suffisant : pouvez-vous nous dire pourquoi ? 

Professeur :

En effet, à ce niveau-là, le récepteur ne sait pas de quel côté du point central il se trouve !

C'est là qu'interviennent les autres satellites, avec lesquels la même opération se répète.

Et le récepteur se trouve à la conjonction des trois cercles ! CQFD !

C'est pourquoi plus il y a de satellites autour de la zone, plus la définition est précise. Pour les plus performants, à 10 centimètres près !

Pour pouvoir assurer une couverture intégrale du globe, il faut de nombreux satellites ! 24 satellites opérationnels pour le système américain GPS, et 30 pour Galliléo, le système de navigation européen !

Jacques :

Donc cher professeur, le système GPS fonctionne grâce aux satellites qui tournent en orbite tout autour de la Terre...

Professeur :

Da, satellite est ce qu’on appelle « en orbite », c’est-à-dire qu’il se trouve dans une position d’équilibre, à une certaine distance de la Terre.

Les satellites de navigation GPS se trouvent à une hauteur comprise entre 10.000 et 20.000 km, car s'ils étaient dans l'atmosphère, les satellites seraient sujets à l'attraction terrestre et retomberaient alors systématiquement sur terre !

Or au-delà de l'atmosphère, c'est "l’espace vide", là où il n'y a plus aucun frottement. Ainsi, gardent-ils indéfiniment leur vitesse initiale et continuent-ils donc indéfiniment à retourner autour de la Terre...

Aujourd'hui plus de 7000 satellites artificiels tournent au-dessus de nos têtes sans oublier le seul satellite naturel de notre planète, vieux de plusieurs milliards d'années... la lune

Jacques :

Et vous croyez qu'il trouvera là un jour sa voix ?

Quoiqu'il en soit, voici aujourd’hui dans les visionnaires du passé l’improbable ancêtre du GPS : l'Autorama !

Les visionnaires du passé :

« - Alors cet Autorama ?

-Voici, l’appareil en question qui est assez simple, il consiste en un boiter d’appareil photographique pour ainsi dire, dans lequel est un chargeur avec film impressionné

- Ici cela indique quoi alors ?

- euh qu’il faut prendre la deuxième à gauche dans la localité qui est la N169,

- C’est cela !

- Et ensuite nous continuons et nous arrivons au carrefour

- Ça c’est le petit pont que nous venons de passer

- exactement oui

- et le moulin… vous aurez comme ça une série de symbole pour tous les monuments

- exactement, qui peuvent être utile à l’automobiliste d’ailleurs

- Au fond ce que vous voulez c’est un pilotage automatique

- Exactement, oui

-Et bien en tout cas monsieur j’espère que très bientôt nous pourrons sur notre tableau de bord de notre voiture posséder votre invention ! 

-Je l’espère aussi »

Réalisation : Philippe Cotonnec , Yoann Dhenin

Production : Ina, Universcience, Cnam

Année de production : 2015

Durée : 5min35

Accessibilité : sous-titres français