Chercheurs du bout du monde Diffusé le

Archéologue au Pérou

Plinio Guillen Alarcon est archéologue en chef du site de Chupa Cigarro à Caral à l’ouest du Pérou. Il parle avec fierté et passion de ce site vieux de 4500 ans, plus ancien que la civilisation égyptienne et où les pyramides étaient circulaires !

Un épisode de la série « Chercheurs du bout du monde ».

Réalisation : Clémentine Bacri , Adrien Normier , Samy El Hourch

Production : Universcience, Gédéon Programmes, CNDP, ORA

Année de production : 2013

Durée : 4min47

Archéologue au Pérou

- Moi, c'est Clémentine. - Moi, c'est Adrien. - On est tous les deux passionnés d'aviation. - Et aussi de voyage ! - On a décidé de parcourir la planète... - Pour mieux la comprendre et essayer de nous rendre utiles. - Nous voilà donc embarqués dans un tour du monde en 14 mois, à bord de notre avion ultra-léger. - L'objectif ? Aller à la rencontre de chercheurs aux quatre coins du globe... - ...qui nous font découvrir les coulisses de leur métier. - Aujourd'hui, nous nous rendons à l'ouest du Pérou, à la rencontre de Plinio, archéologue sur le site de la cité sacrée de Caral. Nous sommes sur le site archéologique de Chupa Cigarro, qui date de la même époque que la cité sacrée de Caral. Là, où je suis assis maintenant, se trouve l'édifice principal de ce site, qui ressemble beaucoup à une des pyramides de Caral par sa forme circulaire. Cette structure date d'il y a 4500 ans. Elle est plus ancienne que la civilisation égyptienne. C'est pour ça qu'elle est si importante. Habituellement, pendant la journée, nous procédons à des fouilles sur de petites surfaces. Nous cherchons, par exemple, à connaître les dimensions d'une enceinte, combien elle mesurait, où se situait les coins... Si les murs étaient en pierre ou en argile ? De quelle couleur ils étaient, etc. ... À mesure que nous creusons, nous essayons de comprendre comment est tombé ce mur et ce qui s'est passé ensuite. S'il y a eu, par exemple, un autre mur construit par-dessus. Les fouilles nous permettent ainsi de connaître chaque détail de l'édifice, de la partie supérieure jusqu'à la partie inférieure. L'archéologie permet d'en savoir beaucoup sur notre histoire, pas seulement pour que les touristes profitent des sites archéologiques pendant une journée, mais pour mieux comprendre comment des individus ont vécu à cet endroit. Comment ils ont pu s'emparer des ressources environnantes pour développer de grandes civilisations, de grandes sociétés. Comprendre tout cela, c'est permettre à la population actuelle et aux générations futures de mieux s'emparer de leur histoire. L'archéologie est une profession importante au sein de la société. Le moment que je préfère, c'est le simple fait d'être ici : assis en train de fouiller, avec la spatule et la brosse. Et à chaque fois trouver quelque chose et penser qu'au début, tout ceci était recouvert. J'aime beaucoup le travail quotidien sur le site. Je ne sais pas... Être à même la terre, face aux indices que l'on trouve. En plus, nous profitons du paysage, des espaces. Nous ne sommes pas enfermés dans des universités, dans des bureaux. Nous sommes à l'air libre ! Nous pouvons creuser par l'effort, rigoler sans aucun problème! Et en même temps, on apprend des choses. Je dirais qu'il faut avant tout aimer l'archéologie, se passionner pour cette discipline. Beaucoup de passion et beaucoup d'intérêt pour l'histoire en elle-même. Il faut également avoir un sens développé de l'analyse, de l'observation. Nous, les archéologues, nous devons continuellement observer les choses que nous sommes en train de déterrer. Il faut systématiquement mettre en corrélation les découvertes du jour avec celles de la veille. C'est le seul moyen de croiser les données pour comprendre ce que l'on est en train de fouiller. Pour moi, l'essentiel, c'est réellement de se passionner pour l'archéologie. C'est ce qui permet de travailler quel que soit le lieu et de se sentir bien dans ce que l'on fait.

Réalisation : Clémentine Bacri , Adrien Normier , Samy El Hourch

Production : Universcience, Gédéon Programmes, CNDP, ORA

Année de production : 2013

Durée : 4min47