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La canicule en 4 questions

Le point sur la vague de chaleur qui touche notre pays, avec David Salas y Melia, responsable du Groupe de météorologie de grande échelle et climat (GMGEC).

Réalisation : Véronique Marsollier

Production : Universcience

Année de production : 2019

Durée : 4min02

Accessibilité : sous-titres français

La canicule en 4 questions

La vague de chaleur est exceptionnelle pour un mois de juin. Elle l'est même intrinsèquement pour l'été. En pic de chaleur, on pourrait atteindre des températures proches de celles constatées par Météo-France en août 2003 lors de la première quinzaine qui est la référence en termes de chaleur. C'est le début de l'épisode caniculaire, il est tôt pour en définir les conséquences. Cet événement a bien été prévu par Météo-France en termes de pic de chaleur et de températures extrêmes. Il a été prévu presque une semaine avant et on le voyait déjà se profiler. Nous sommes le 27 juin. Les températures ont dépassé 40 degrés, notamment hier, 26 juin. Les températures observées dans certaines localités comme Clermont-Ferrand ont frôlé les 41 degrés. Les températures devraient être plus élevées encore jusqu'à vendredi en dépassant les 44 degrés voire atteindre 45 degrés, ce qui pourrait constituer un record national, toutes saisons confondues. L'actuel record est pour l'instant de plus de 44 degrés, et a été observé à Conqueyrac, dans le Gard le 12 août 2003. Il est délicat de relier un événement particulier isolé au changement climatique. Pourtant, on peut dire dire que ce type d'événements, les canicules intenses, ont tendance à se multiplier et accompagnent le réchauffement du climat. Sur les 34 dernières années, depuis 1985, le nombre de vagues de chaleur a été multiplié par deux par rapport à la période précédente, entre 1947 et 1985. Le réchauffement est clairement visible par le fait que ces canicules tendent à se multiplier depuis quelques décennies. Les épisodes caniculaires vont probablement se multiplier, peu importe les actions limitant l'augmentation des gaz à effet de serre. Quoiqu'il en soit, jusqu'en 2050, le climat va se réchauffer et il y aura sûrement de plus en plus de canicules, voire des canicules plus sévères que celles observées aujourd'hui. En l'absence de contrôle des gaz à effet de serre, il n'est pas exclu d'atteindre des températures approchant 50 degrés, particulièrement dans la deuxième moitié du XXIe siècle. Les prévisions saisonnières sont pratiquées à Météo-France. Les informations sont régulièrement diffusées et le scénario le plus probable pour juillet, août et septembre, sur l'Ouest de l'Europe, indique qu'il n'y aurait pas de températures extrêmes sur ces trois mois. En revanche, en Europe de l'Est, le scénario prévu annonce des températures plus élevées que la normale.

Réalisation : Véronique Marsollier

Production : Universcience

Année de production : 2019

Durée : 4min02

Accessibilité : sous-titres français