Actu de science Diffusé le

Lama versus SARS-CoV-2

Qui aurait pu croire que le lama avait un rôle à jouer dans la quête d’un traitement contre le SARS-CoV-2 ? Pour neutraliser le coronavirus, des chercheurs ont eu l’idée d’utiliser des nanocorps, des anticorps sécrétés par les lamas et beaucoup plus petits que ceux des humains. Une technique aux résultats prometteurs, encore au stade préclinique…

Réalisation : Véronique Marsollier

Production : Universcience

Année de production : 2020

Durée : 2min10

Accessibilité : sous-titres français

Lama versus SARS-CoV-2

Lama versus SARS-CoV-2 Qui aurait pu croire que le lama avait un rôle à jouer dans la quête d’un traitement contre le SARS-CoV-2 ? Le lama et les espèces animales qui lui sont apparentées possèdent une forme unique d’anticorps sécrétés par le système immunitaire lorsqu’une infection envahit leur organisme. Dix fois plus petits que les anticorps humains, ils possèdent une architecture plus simple et peuvent être transformés, en laboratoire, en substances appelées « nanobodies » (ou nanocorps). Or une équipe américaine a eu l’idée d’utiliser ces nanocorps pour neutraliser le SARS-CoV-2. Les biologistes ont tout d’abord injecté à un lama de la protéine Spike (ou protéine S) qui permet au coronavirus de pénétrer dans les cellules humaines. Environ deux mois après l’infection, le système immunitaire de l’animal a produit des nanocorps matures contre le virus. À partir d’une technique basée sur la spectrométrie de masse, les chercheurs ont ensuite identifié, dans le sang du lama, les nanocorps qui se lient le plus fortement au coronavirus. Exposés au SARS-CoV-2 vivant, une fraction de l’ordre du nanogramme seulement de ces nanocorps est capable de neutraliser suffisamment de virus pour protéger contre l’infection des millions de cellules. Ces nanocorps, selon l’équipe, sont des anticorps thérapeutiques parmi les plus stables et efficaces pour lutter contre le SARS-CoV-2. Autre avantage, par rapport aux anticorps monoclonaux traditionnels nécessitant une injection intraveineuse, ils peuvent être inhalés. Enfin, administré au plus près du système respiratoire, ce traitement antiviral s’implante dans les poumons avant même que coronavirus ait une chance de causer des dommages. Pour l’heure, cette thérapeutique prometteuse n’en est qu’au stade pré clinique. Mais elle semble avoir toutes ses chances face à des techniques basées sur les anticorps anti-SARS-CoV-2 traditionnels, beaucoup plus coûteuses.

Réalisation : Véronique Marsollier

Production : Universcience

Année de production : 2020

Durée : 2min10

Accessibilité : sous-titres français