Mai 68, la science s’affiche ! Diffusé le

« Nucléaire ? Non merci ! »

Alors que la guerre du Vietnam bat son plein, que les États tendent à enrôler la science dans la militarisation de la société, le mouvement de Mai 68 a encouragé toute une génération de chercheurs à défier un tel embrigadement de la science dans la destruction du monde. À l’image du groupe « Survivre et vivre », leur critique du nucléaire militaire se transforme en bataille contre le nucléaire civil. Prenant à bras le corps les questions environnementales, ils contribuent alors à asseoir les fondements de l’écologie moderne.  Avec Jean-Paul Malrieu (physicien, CNRS), Ségolène Aymé (médecin généticienne et épidémiologiste, Inserm), Jean-Marc Lévy-Lebond (physicien, CNRS), Jean-Jacques Dupin (physicien et didacticien, Université de Provence ), Pierre Clément (biologiste, Université Lyon I) et Jacqueline Feldman (physicienne et sociologue, CNRS).

Un épisode de "Mai 68, la science s'affiche !"

Réalisation : Guillaume Darras , Baudouin Koenig , Cédric Piktoroff

Production : Universcience, Schuch production, Inserm, CNRS

Année de production : 2018

Durée : 4min27

Accessibilité : sous-titres français

« Nucléaire ? Non merci ! »

MAI 68, la science s’affiche

Épisodes Scriptés

Épisode 8

00:01:01

SCHUCH PRODUCTIONS PRÉSENTE

AVEC LE SOUTIENT DE L’INSERM

EN COPRODUCTION AVEC CNRS IMAGES

EN ASSOCIATION AVEC UNIVERSCIENCE

MAI 68 LA SCIENCE S’AFFICHE

00:08

00:09

Jean-Paul Malrieu

Ce qui s’est imposé, sur une forme très spectaculaire, ça a été la question du Vietnam. Et l’implication des scientifiques dans la guerre du Vietnam. Donc la question de la militarisation de la recherche est apparue rapidement.

00:30

00 :35

Jean-Jacques Dupin

À l’époque, par exemple, sur le nucléaire on était contre le nucléaire militaire. Et c’était le refus des usages militaires de la science sans remettre en cause la science ! Il y avait la science et puis il y avait les choix politiques qui étaient fais autour d’eux.

00 :50

Archives : extrait d’une captation d’un discours de Charles de Gaulle

« Il s’agit de savoir si nous aurons ou si nous n’aurons pas, nous aussi, de quoi nous défendre. »

01:03

Jacqueline Feldman

C’est en Mai 68 qu’il y a eu ce questionnement : Mais finalement pourquoi est-ce qu’on nous paye ?

01 :11

Jean-Marc Lévy-Leblond

Nous avons commencé de comprendre que le milieu scientifique était traversé par les mêmes contradictions, les mêmes courants politiques que la société en général.

01 :25

01 :35

Jean-Paul Malrieu

L’aspect anti-militariste ça a surtout été développé par Survivre et Vivre, par le groupe créé par Grothendiek.

01 :46

Ségolène Aymé

Et là, ça a débouché sur des prises de position très fortes contre le nucléaire parce que c’est emblématique de tout ce qu’on pouvait détester. Ça a été imposé pour des raisons militaires, et le militaire civil ne s’est développé que pour justifier le nucléaire militaire.

02 :09

02 :12

Monique Sené

En 1974, quand il y a eu le programme Messmer, ils avaient dit « ce qui est magnifique, le nucléaire arrive, et enfin on va pouvoir l’utiliser pour la société civile. »

On s’est dit : il y a quelque chose qui va pas. On peut pas dire ça sans l’avoir vérifié. Et nous alors, du coup on a avec le laboratoire du Collège de France et l’accélérateur linéaire ici, on a lancé un appel parmi les physiciens, qui était l’arrêt du nucléaire tant qu’on aurait pas consulté la population.

02 :57

03 :05

Archives : extrait d’un reportage TV

« EDF avoue être découragé par la très forte opposition de la population. »

03 :09

Pierre Clément

Donc il y avait effectivement une contestation contre ce qui était présenté comme le progrès et l’avenir de la Terre et tout, donc on disait « attention, on arrive à des impasses, il faut commencer à les analyser, à les dénoncer… » Et c’était l’émergence de cette mouvance écologique qui depuis, et heureusement, a pris de l’ampleur.

03 :33

Ségolène Aymé

L’écologie c’est exactement l’inverse de l’approche militaro-industrielle au sens où on regarde la science comme étant une façon de comprendre la place qu’on a dans l’environnement, quelles sont les interactions et comment on peut harmonieusement se développer sans pour autant scier les branches sur lesquelles ont est assises. Ce qu’on fait allégrement, quand même, depuis un siècle.

(FIN DE LA TRANSCRIPTION)

04 :03

UNE SÉRIE ÉCRITE ET RÉALISÉE PAR

GUILLAUME DARRAS, CÉDRIC PIKTOROFF ET BAUDOUIN KOENIG

SUR UNE IDÉE ORIGINALE DE

JACQUIE CHAVANCE

PRODUITE PAR

MATHILDE RACZYMOW ET ANNE SCHUCHMAN-KUNE

DÉVELOPPÉE AVEC LE CONCOURS DE L’INSERM

IMAGE

BAUDOUIN KOENIG

MONTAGE ET GRAPHISME

GUILLAUME DARRAS ET CÉDRIC PIKTOROFF

MONTAGE SON ET MIXAGE

MIKAËL KANDELMAN

ÉTALONNAGE

GRAZIELLA ZANONI

ASSISTANTS DE PRODUCTION

JIM SUPE

MORGANE BRAUN

STAGIAIRES DE PRODUCTION

ADRIEN STOCLET

YASMIN YRONDI

ADMINISTRATEUR DE PRODUCTION

GILLES BAUDOIN

MUSIQUES ADITIONNELLES

LA FAUTE À NANTERRE ET LA RÉVOLUTION

ÉCRITS ET INTERPRÊTÉS PAR ÉVARISTE

ARCHIVES DE LA COLLECTION

Y’A QU’À PAS BAISER !

RÉALISATION CAROLE ROUSSOPOULOS

PRODUCTION : VIDEO OUT, 1971, N&BL., 17 MIN

ISSU DU FONDS DU CENTRE AUDIOVISUEL SIMONE DE BEAUVOIR

LE GRAND TÉLESCOPE DE L’OBSERVATOIRE DE HAUTE-PROVENCE DE CLAUDE

GUILLEMOT

GUY PEROL ET CNRS, 1959

DOSSIER PENARROYA : LES DEUX VISAGES DU TRUST

DOMINIQUE DUBOSC

ET MAINTENANT, RÉAL. GILBERT LARRIAGA, 1968

LES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE, 1969

LA BORDE OU LE DROIT À LA FOLIE, RÉAL. IGOR BARRÈRE, 1977

UNE FEMME ÉGALE UN HOMME ?, RÉAL. JACQUES KRIER, 1968

AUTOCRITIQUE 68/75, RÉAL. MARIE-CLAIRE SCHAEFFER, 1977

INA-INSTITUT NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL

ICONOGRAPHIE

GETTY IMAGES – COLL. MONDAMORI PORTFOLIO/KEYSTONE-

FRANCE/NBC/GAMMA-RAPHO VIA GETTY IMAGES

KEYSTONE FRANCE/GAMMA-RAPHO

J.P CHARBONNIER/GAMMA-RAPHO

INSERM IMAGES

DUGUDUS

AGIP/BRIDGEMAN IMAGES

TOUS DROITS RÉSERVÉS

MOYENS TECHNIQUES

CANDELLA

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AVIDIA

MEDUSON

SCHUCH PRODUCTIONS

REMERCIEMENTS

MICHEL CASSÉ, ROLAND GORI, RAYMOND SENÉ

JOËL STERNHEIMER (ÉVARISTE), DOMINIQUE DUBOSC

NICOLE FERNÀNDEZ FERRER, FULVIA ALBERTI, JULIETTE ANCÉ

MARIE LAVAIL, QUENTIN RAMEAU, AMBRE BRAGARD

LAURENT FÉNART, STÉPHANE VIGUIÉ

GAIL PARENTEAU, INÈS TAHI

UNE PRODUCTION

SCHUCH PRODUCTIONS

AVEC LE SOUTIENT DE L’INSERM

LE DÉPARTEMENT

INFORMATION ET COMMUNICATION

PRODUCTION : CLAIRE LISSALDE

ARCHIVES : HÉLÈNE CHAMBEFORT

EN ASSOCIATION AVEC UNIVERSCIENCE

PRODUCTION : FRANÇOISE AUGIER

DIRECTION DES PROGRAMMES UNIVERSCIENCE TV ALAIN LABOUZE

EN COPRODUCTION AVEC

CNRS IMAGES

BRIGITTE PERUCCA

DIRECTION DE PRODUCTION

MARIE MORA CHEVAIS

CHARGÉE DE PRODUCTION

SOPHIE DUVERGÉS

AVEC LA PARTICIPATION DU CENTRE NATIONAL DU CINÉMA ET DE L’IMAGE ANIMÉE

SCHUCH PRODUCTIONS – CNRS IMAGES – 2018

Réalisation : Guillaume Darras , Baudouin Koenig , Cédric Piktoroff

Production : Universcience, Schuch production, Inserm, CNRS

Année de production : 2018

Durée : 4min27

Accessibilité : sous-titres français