Chercheurs du bout du monde Diffusé le

Une océanographe contre la pollution en Thaïlande

Sur la petite île de Phuket en Thaïlande, l’océanographe Siripat Boonnan lutte contre la pollution marine. Derrière l’image paradisiaque, il y a les déchets et les effluves de l’aquaculture intensive que les courants de la mer d’Andaman n’arrivent pas toujours à disperser.

Dans la série « Chercheurs du bout du monde ».

Réalisation : Clémentine Bacri , Adrien Normier , Samy El Hourch

Production : Universcience, Gédéon Programmes, CNDP, ORA

Année de production : 2013

Durée : 4min52

Une océanographe contre la pollution en Thaïlande

- Moi, c'est Clémentine. - Moi, c'est Adrien. - On est tous les deux passionnés d'aviation. - Et aussi de voyage ! - On a décidé de parcourir la planète... - Pour mieux la comprendre et essayer de nous rendre utiles. - Nous voilà donc embarqués dans un tour du monde en 14 mois, à bord de notre avion ultra-léger. - L'objectif ? Aller à la rencontre de chercheurs aux quatre coins du globe... - ...qui nous font découvrir les coulisses de leur métier. - Aujourd'hui, nous nous rendons au sud de la Thaïlande, sur la petite île de Phuket. Nous allons rencontrer Siripat, une océanographe spécialiste de la pollution marine. Je travaille dans l'unité océanographique dans le département de la recherche marine. Nous mesurons la qualité de l'eau tout le long du littoral. Nos recherches se concentrent sur la mer d’Andaman, et aussi dans les environs de l'île de Phuket. Nous allons sur le rivage et nous récoltons des échantillons d'eau pour les analyser. On s'intéresse particulièrement à la quantité de nutriments et aux bactéries présentes dans l'eau. Sur la plage, il y a toujours beaucoup de monde, beaucoup de touristes qui regardent de l'eau, et se disent : "Oh là là, c'est vraiment magnifique !" Mais le problème c'est que de nombreux déchets sont déversés sur le littoral. Parfois les touristes nourrissent aussi les poissons. Ce n'est pas très bon. Ce simple geste peut altérer considérablement l'environnement marin. Et puis, il y a des activités économiques, comme l'aquaculture intensive, qui souillent le rivage. Les excréments des poissons contaminent les environs. Normalement, l'alternance de la marée haute et de la marée basse mélange l'eau. Grâce à ce phénomène naturel, la qualité de l'eau s'améliore. Mais si l'eau est trop polluée, ça ne suffit plus. C'est comme si la nature ne pouvait plus s'autonettoyer. Quand j'ai commencé mes études en recherche marine, je n'imaginais pas à quel point ça allait me passionner. Au début, seule la beauté de l'océan m'émerveillait, mais ensuite, j'ai appris des centaines de choses. Par exemple, je croyais que le corail était une plante, une sorte d'algue. Puis, j'ai appris que c'était un animal et je trouve ça fascinant. Il y a toujours plein de choses à apprendre, de nouvelles expériences à vivre, sur la côte, mais aussi en pleine mer. On fait ce métier pour protéger l'écosystème marin et lorsque les analyses sont bonnes, on se dit que c'est génial, on a servi à quelque chose ! C'est vraiment ça que j'aime dans ce métier. Si ce métier vous attire et que vous voulez vous orienter dans cette voie plus tard, surtout faites-le ! C'est un métier vraiment sympa. C'est très intéressant ! Et même si vous ne devenez pas scientifique ou océanographe, vous pouvez tout de même faire quelque chose pour protéger l'océan. Ce n'est pas exclusivement réservé aux biologistes ou aux chercheurs. Tout le monde, chacun de nous peut y contribuer à sa manière. Vous êtes jeunes et vous avez le pouvoir de changer notre futur.

Réalisation : Clémentine Bacri , Adrien Normier , Samy El Hourch

Production : Universcience, Gédéon Programmes, CNDP, ORA

Année de production : 2013

Durée : 4min52