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Airbus dirigera « le consortium industriel européen, comprenant plus de 60 partenaires, pour la construction du satellite » © AFP/Archives REMY Gabalda

Airbus a été chargé par l’Agence spatiale européenne (ESA) de fabriquer une sonde destinée à analyser l’atmosphère d’exoplanètes et d’identifier ainsi d’éventuels indices de vie extraterrestre, a annoncé mardi l’entreprise. Destinée à être lancée en 2029 par une fusée Ariane 6 et baptisée Ariel, cette sonde « étudiera la composition des exoplanètes, leur formation et leur évolution, en surveillant un échantillon diversifié d’environ 1 000 planètes extrasolaires dans les longueurs d’onde visibles et infrarouges », a détaillé Airbus dans un communiqué.

Le contrat, évalué à quelque 200 millions d’euros, verra Airbus diriger « le consortium industriel européen, comprenant plus de 60 partenaires, pour la construction du satellite. Airbus apportera également son expertise et son soutien à l’ESA pour le développement du module de charge utile », selon la même source. La mission d’Ariel, au sein du programme « Cosmic Vision » de l’ESA, est censée durer quatre ans, deux années supplémentaires étant possibles.

« Plus de 5 000 exoplanètes ont été identifiées depuis la première observation en 1995, mais on sait peu de choses sur la composition chimique de leur atmosphère », a remarqué Airbus qui, outre son activité de constructeur aéronautique, dispose d’une branche fabriquant notamment des satellites et des sondes spatiales. « Ariel sera la première mission dédiée à l’étude de l’atmosphère d’un grand nombre d’exoplanètes (...) Les observations de ces mondes permettront de mieux comprendre les premiers stades de la formation des planètes », a estimé le groupe : « elles pourraient nous aider à découvrir si la vie existe ailleurs dans notre univers et s’il existe une autre planète comme la Terre ».