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Quelque 2 900 varans vivent sur l’île indonésienne de Komodo. ROMÉO GACAD/AFP

Les lézards géants ne connaîtront pas de répit. L’Indonésie a renoncé à fermer aux touristes l’île de Komodo, qui abrite les célèbres dragons, ont annoncé mardi 1er octobre les autorités. En revanche, le nombre de visiteurs sera désormais limité, et les tarifs de la visite rehaussés pour mieux protéger ces énormes carnivores.

Initialement, l’Indonésie envisageait de fermer le parc naturel à partir de 2020. Mais cette initiative a été mal reçue par le secteur touristique et aurait requis de déplacer plusieurs milliers d’habitants. « Nous allons seulement transformer le site en une destination touristique de classe mondiale », a expliqué dans un communiqué la ministre de l’environnement indonésienne, Siti Nurbaya, pour justifier ce revirement.

La fermeture ne devait pourtant pas s’appliquer aux îles voisines – Rinca, Gili Motong – de l’est de l’Indonésie où l’on peut observer également ces varans, les plus grands au monde.

Braconnage et baisse du gibier

L’an dernier, le gouverneur de la région avait déjà créé la controverse en proposant de relever le tarif demandé aux visiteurs pour voir les dragons à 500 dollars, soit cinquante fois le tarif actuel fixé à 10 dollars. Une hausse justifiée, notamment, par les inquiétudes des effets du tourisme de masse sur les dragons.

Quelque 10 000 touristes se rendent chaque mois dans le groupe d’îles qui constitue le Parc national de Komodo – le seul endroit où l’on peut observer les dragons de Komodo dans leur habitat naturel. L’île de Komodo abrite près de 2 900 dragons, qui peuvent mesurer jusqu’à trois mètres de long. Les adultes pèsent entre 70 kg et 90 kg.

Mais leur environnement se dégrade, du fait de cette forte présence humaine. La population de cerfs et de cochons sauvages, qui sont les proies des dragons, n’a cessé de diminuer ces dernières années. Les lézards géants sont en outre la cible de braconniers.