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Paris depuis l'Arc de Triomphe, le 11 juillet 2019 © AFP/Archives Martin Bureau

Paris depuis l’Arc de Triomphe, le 11 juillet 2019 © AFP/Archives Martin Bureau

Le confinement a entraîné une forte réduction de la pollution de l’air en France, notamment du dioxyde d’azote, mais moindre pour les particules fines, a indiqué lundi l’Ineris (Institut français de l’environnement industriel et des risques).

« Les concentrations des principaux polluants atmosphériques ont ainsi baissé dans les grandes villes françaises, dans des proportions moyennes de 49 % pour le dioxyde d’azote (NO2) », polluant local essentiellement émis par le trafic routier, et de 10 à 12 % pour les particules fines (PM10 et PM2,5), a indiqué l’Institut dans un communiqué.

L’impact moindre sur le niveau des particules s’explique par la présence de sources d’émission non concernées par le confinement, chauffage résidentiel, agriculture, voire poussières naturelles.

Pour évaluer cette « forte diminution des émissions de polluants atmosphériques, provenant notamment du trafic routier et des industries », l’Ineris s’est basé sur une simulation numérique, intégrant les données passées, et l’a comparé à des simulations corrigées pour intégrer les données d’observations des associations régionales (agréées par l’Etat) de surveillance de qualité de l’air dans les cent plus grandes villes du pays.

La baisse a en fait débuté dès le 12 mars, cinq jours avant le début du confinement, phénomène « imputable à une première vague de mesures, dont la fermeture des écoles et l’encouragement au télétravail », relève l’Institut. Inversement, à partir du 11 mai, date de fin du déconfinement, « les deux courbes se rejoignent de nouveau, montrant l’impact immédiat, sur les niveaux de dioxyde d’azote, de la reprise des activités ».