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Boîte de tramadol © Wikimedia Commons

Après une opération, les patients prenant du tramadol – un antalgique développé dans les années 1970 – sont autant à risque d’une consommation prolongée que ceux recevant un autre opioïde. C’est le résultat d’une étude menée par la Mayo Clinic, aux États-Unis. 

Cette étude semble en contradiction avec la classification de la DEA, l’autorité règlementaire américaine, qui place le tramadol parmi les substances de niveau 4, à risque moindre d’addiction que l’oxycodone – un opioïde comme la morphine, la codéine et la méthadone – ou l’hydrocodone – autre opioïde. 

La recherche a porté sur près de 445 000 patients ayant subi une des vingt opérations chirurgicales les plus courantes aux États-Unis entre le 1er janvier 2009 et le 20 juin 2018. Parmi eux, 0,5 % ont continué à consommer un opioïde au-delà d’un délai de 120 jours, soit pour un motif ne correspondant à priori pas à la prise en charge de douleurs liées à l’opération. Et ce, quelle que soit la molécule concernée, tramadol ou autre. 

Les auteurs de l’étude appellent donc à un meilleur contrôle réglementaire des prescriptions de tramadol, aujourd’hui moins surveillées que les prescriptions des autres opiacés à action rapide.