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Une action d’effarouchement des ours, la première en Ariège dans le cadre du plan gouvernemental, a été mise en place jeudi soir par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) après la chute mortelle la veille de 61 brebis, a indiqué la préfecture de l’Ariège. Il y a un mois, plus de 250 brebis étaient déjà tombées d’une crête dans le massif de l’Aston à cause de la présence d’un ours, ravivant les tensions entre les partisans d’un retrait graduel de plantigrade dans la zone et ceux plaidant pour un renforcement de la protection des troupeaux. Pour les 61 brebis sur l’estive du Mont Rouch dans le Couserans, il n’y a pas encore eu confirmation que le « dérochement » avait été causé par un ours mais selon Philippe Lacube, président de la Chambre d’agriculture de l’Ariège, « si la préfecture met en place des mesures d’effarouchement, c’est qu’elle a tous les éléments pour dire que c’est l’ours ».

La mesure d’effarouchement concerne l’estive du Mont Rouch. « Le Mont Rouch est un secteur farci d’ours. Il y a deux ans il y a eu un gros dérochement dans cette zone de haute montagne, escarpée et difficile », s’insurge Philippe Lacube.

Annoncées au mois d’avril par le ministère de l’Agriculture, les mesures d’effarouchement des ours bruns des Pyrénées, destinées à protéger les troupeaux de leur prédation, ont été définies par un arrêté publié fin juin au Journal officiel. Le texte prévoit « l’effarouchement simple, à l’aide de moyens sonores, olfactifs et lumineux » et « l’effarouchement renforcé, à l’aide de tirs non létaux ». La population d’ours dans le massif pyrénéen est estimée actuellement à plus d’une quarantaine de spécimens.