2101, sciences et fiction Publié le

Le moteur du futur, avec Bernard Favre

Bernard Favre, expert en transports durables, nous présente les alternatives aux carburants actuels : l'hydrogène, l'electricité ou les biocarburants, solutions vertueuses par rapport à l'environnement. Ces solutions pourront  apporter de nouvelles motorisations pour les véhicules terrestres et aériens. Une interview tirée du webdoc "2101, sciences & fiction".

Réalisation : Patrick Chiuzzi

Production : Universcience, Centre de recherche astrophysique de Lyon, C Productions Chromatiques

Année de production : 2016

Durée : 5min54

Accessibilité : sous-titres français

Le moteur du futur, avec Bernard Favre

"2101, sciences et fiction"

"Le moteur du futur"

Bernard Favre, expert en transports durables.
-Ce moteur du futur, on souhaite qu'il ne fonctionne plus avec des molécules carbonées, sauf si ces molécules carbonées sont le résultat d'un recyclage naturel de la planète.
Il y a tout un cycle possible avec ce qu'on appelle des biocarburants qui recyclent les déchets naturels pour en faire des carburants qui sont utilisables, par exemple pour le transport.
Pourquoi les utiliser pour le transport ?
Parce que ces molécules carbonées sont souvent, généralement, sous forme liquide.
L'essence, le diesel, c'est sous forme liquide.
Le liquide représente la plus haute densité énergétique de toutes les énergies.
Les carburants liquides ont, de ce point de vue, des avantages considérables par rapport aux autres sources d'énergie.
On peut imaginer des moteurs utilisant l'hydrogène ou utilisant l'électricité.
"Londres, bus à hydrogène" C'est à peu près équivalent en termes de caractéristiques.
Dans les deux cas de figure, il faut fabriquer l'hydrogène ou il faut fabriquer l'électricité.
Il existe, aujourd'hui, me semble-t-il, deux filières en concurrence quelque part : produire de l'électricité ou produire de l'hydrogène.
L'électricité, dans un véhicule, il faut la stocker pour l'utiliser.
On la stocke avec des batteries, des super capacités.
Des composants, des organes qui sont lourds, qui n'ont pas la capacité d'embarquer autant d'énergie qu'un réservoir de carburant.
L'avantage, c'est que sur le véhicule, l'électricité se transforme en capacité de mobilité de manière tout à fait propre pour l'environnement extérieur.
Pas de gaz à effet de serre, pas de pollution avec des particules, pas de pollution avec des oxydes d'azote, etc.
L'hydrogène présente un autre cycle qui est : on fabrique de l'hydrogène, en général à partir d'électricité.
On peut ensuite transporter l'hydrogène, non pas avec des lignes à haute tension, etc., ou des fils électriques, mais en le stockant dans des réservoirs sous forme comprimée ou liquéfiée, et on peut ensuite l'embarquer sur des véhicules dans des réservoirs beaucoup plus légers que des batteries, beaucoup plus légers même que des réservoirs de carburant liquide.
Et cet hydrogène présente les mêmes vertus que l'électricité une fois qu'il est à bord, c'est-à-dire qu'il n'émet pas de gaz à effet de serre puisqu'il fait de l'eau.
L'hydrogène plus l'oxygène, ça fait des molécules d'H₂O, ça fait donc de l'eau.
Aujourd'hui, au niveau de l'Union européenne, les différents pays se dotent d'une stratégie pour développer les infrastructures nécessaires pour mettre à la disposition des véhicules soit de l'électricité, soit de l'hydrogène.
Mais il ne me semble pas qu'on soit définitivement assurés que l'une des solutions va remplacer une autre.
Aujourd'hui, la tendance est plutôt de dire : "Toutes les solutions sont viables."
En fonction des infrastructures, en fonction de l'endroit dans la planète, en fonction de la capacité à fabriquer de l'électricité avec des énergies propres et renouvelables, et non pas avec des centrales à charbon, etc., de l'hydrogène ou bien des biocarburants qui, tous, présentent des vertus par rapport au cycle environnemental.
L'énergie naturelle, la réduction des gaz à effet de serre, toutes ces énergies, toutes ces solutions sont vertueuses en ce sens-là.
Mais aucune n'a atteint un degré de maturité suffisant pour qu'on puisse dire : "Celle-ci va remplacer celle-là."
Ces différentes solutions me semblent en concurrence, en concurrence ou en complémentarité, et vont, progressivement, fournir ou apporter des nouvelles motorisations, des nouvelles capacités de motorisation, que ce soit pour les véhicules terrestres ou même aériens.

2101, sciences et fiction

Conception et réalisation : Patrick Chiuzzi
Avec la voix de Johanna Rousset
Avec la participation de Bernard Favre, expert en transports durables
Images bande dessinée 2101 : Guillaume Chaudieu
Développeur : Thomas Goguelin
Image et son : Patrick Chiuzzi et Robin Chiuzzi
Enregistrement voix : Studio Ghümes
Musique : Ludovic Sagnier
Montage : Yann Brigant

Chromatiques
Producteur : Patrick Chiuzzi
Assistante réalisateur : Cécile Taillandier
Assistante de production : Élodie Henry

Images additionnelles : Shutterstock

Universcience
Rédaction en chef : Isabelle Bousquet
Production : Isabelle Péricard
Responsable des programmes : Alain Labouze

Avec la participation d’Amcsti

Remerciements : Eloïse Bertrand, Alice Chiuzzi, Agate Chiuzzi, Delphine Boju, Romain Mascagni, Mathieu Gayon

Avec le soutien d’Investissements d’Avenir et la participation du Centre National de la Cinématographie et de l’image animée

© C Productions Chromatiques / Universcience / Centre de recherche astrophysique de Lyon / 2016

Réalisation : Patrick Chiuzzi

Production : Universcience, Centre de recherche astrophysique de Lyon, C Productions Chromatiques

Année de production : 2016

Durée : 5min54

Accessibilité : sous-titres français