SuperNaturel Publié le , mis à jour le

Mai : les oiseaux nourrissent leurs petits

La passion amoureuse de mars a porté ses fruits. Criquets, sauterelles, pucerons, vermisseaux font le bonheur des oiseaux insectivores qui doivent nourrir leurs petits. Des scientifiques ont d'ailleurs montré que les oiseaux s'adaptent aux conditions du milieu pour s'accoupler, afin que l'éclosion des oeufs intervienne dans un environnement favorable.

Un épisode de la série "SuperNaturel".

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min20

Accessibilité : sous-titres français

Mai : les oiseaux nourrissent leurs petits

SUPERNATUREL MAI COMMENTAIRE

Souvenez vous, en avril, on s’aime, on s’aime, on s’aime, et on essaime aussi

Les papillons batifolent, les araignées jouent de la toile, et l’écureuil joue à cache cache. Il y a du vent, l’orge pousse et le verger est tout rose.

Générique

les feuilles des cerisiers sont épanouies maintenant et les fruits se forment.

Il vente, il pleut au grand bonheur des limaces. L’humidité leur permet de produire le mucus indispensable à leur déplacement comme pour l’escargot.

Tout pousse vite, rappelez vous, les balsamines sortaient de terre en mars, le bouillon blanc avec ses grandes feuilles prend maintenant toute la place. Et les pâquerettes se font envahir par les boutons d’or

La passion amoureuse a porté ses fruits. En mai, les bébés naissent, dans les choux et dans les roses. Avec plus ou moins de bonheur ces épeires diadèmes juste nées se lancent dans le vide. Pour d’autres comme cette jeune sauterelle verte, la découverte du monde semble plus hasardeuse. Perdue, tremblante, heureusement confondue avec les feuilles.

Ce n’est pas le cas de ce petit criquet, plus à l’aise il saute, grignote, déjà totalement autonome.
Les fleurs s’épanouissent. Les insectes solitaires ou organisés en colonie s’en nourrissent. Les abeilles butinent les framboisiers, tandis que cet aromie musquée prend soin de ses élytres et se fait beau au soleil.

Chenilles, araignées, mouches et autres délices sont des réserves de provisions pour les oiseaux qui en mai ont fort à faire. Regardez cette mésange, elle a les plumes toutes hérissées, elle n’a plus de temps pour elle . Ses petits sont nés, ils ne peuvent pas se débrouiller seuls comme une sauterelle ou une araignée. Et il y en a des bouches à nourrir! C’est la même histoire chez les rouge queues et dans le nid des merles du rosier. Les troglodytes qui ont transformé un nid d’hirondelle se partagent le travail pour assurer nourriture et toilette .

C’est bien plus dur pour la chatte qui vient de faire ses petits. Elle assure toute seule cette charge, nourrir, laver, protéger, éduquer comme c’est le cas chez les mammifères. Petit accéléré d’une journée dans un panier de chatons !

Chez les oiseaux, ce sont les deux parents qui s’occupent de leurs petits, un seul n’y arriverait pas car cela demande beaucoup d’énergie de s’occuper de sa progéniture. En plus dans l’hémisphère Nord, les ressources en nourriture sont concentrées sur le printemps et le début d’été, les parents ont donc peu de temps pour faire des petits et les nourrir. Ce couple de mésanges en est la preuve, ils n’arrêtent pas d’aller et venir pour nourrir leurs oisillons. Il est donc extrêmement important d’avoir suffisamment de ressources disponibles dans ce court laps de temps. Des scientifiques ont montré  que les oiseaux décalaient leur période d’accouplement et donc d’éclosion et de nourrissage en fonction de la température, de la lumière, des conditions du milieu comme on dit.

Leur physiologie et leur système hormonal peut donc se modifier très finement si l’environnement n’est pas favorable

Pourquoi n’en serait il pas de même pour nous?

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min20

Accessibilité : sous-titres français