Petite histoire du cinéma scientifique Publié le

Robert Flaherty, l'homme à la caméra

Avec son célèbre Nanouk l'esquimau, c'est le film scientifique d'anthropologie visuelle que Robert Flaherty (1884-1951) vulgarise auprès du grand public. Principal inspirateur du documentaire ethnographique, il inaugure le principe du "feed-back" (retour en arrière).

Un épisode de la série "Petite histoire du cinéma scientifique"

Réalisation : Robert Nardone

Production : Cité des sciences et de l 'industrie

Année de production : 2009

Durée : 3min51

Accessibilité : sous-titres français

Robert Flaherty, l'homme à la caméra

TITRE :

Robert Flaherty

L'homme à la caméra

Durée (avec générique début et fin) 03:59

Duration (with credits)

Liste des dialogues

Dialog list

00:17

"En 1913, le géologue Robert Flaherty, passionné de cinéma, travaille pour la compagnie de chemin de fer du Grand Nord canadien. Son patron, Sir William McKenzie lui suggère de filmer les Inuits, habitants de ces terres arides."

  

00:33

"Flaherty filme alors indifféremment : femmes et enfants, chamanes, pêcheurs et chasseurs. En 1916, son premier film est enfin terminé. La plupart des pellicules de l'époque ont un support nitrate particulièrement inflammable. Pendant le montage, il fume et met le feu à son film. Mais Flaherty considérant qu'il était trop superficiel n'a aucun regret.  Cet incident le décide à ne plus faire de films de voyage, mais des films de connaissance.

Intertitre

En route pour le Grand Nord

01:00

"Il repart alors au pays des Inuits. Les riches fourreurs parisiens Revillon frères et le capitaine Mallet décident de financer son projet et de lui assurer la logistique dans l'un des nombreux postes de l'entreprise."

01:14

 "Parmi les Inuits connus du poste, Flaherty choisit Nanook, le chef du village qui a une réputation de bon chasseur. Pour les besoins du film, il le marie fictivement à la jolie Nyla."

Intertitre

L'ile aux morses

01:28

"A partir de ce jour, Flaherty va suivre Nanook pas à pas, vivre à son rythme et organiser son tournage en fonction des activités du chasseur  inuit. Flaherty tourne et met en scène ce qu'il voit. Mais il adapte la réalité aux impératifs du tournage. 

Chasse aux morses, fabrication d'un igloo, les travaux quotidiens et la vie familiale.

Intertitre

Vers la terre des ours blancs

01:55

 La tempête de neige était telle, que Nanook s'est perdu. Les chiens étaient tellement épuisés et affamés que les ours ont rôdé toute la nuit autour de l'igloo sans être inquiétés. Heureusement la capture d'un phoque apportera la nourriture nécessaire pour rejoindre le village. Mais la réalité ne se laisse pas toujours filmée et Flaherty ne ramènera pas d'images de cette expédition.

02:18

"Flaherty développe ses films sur place. Les problèmes liés au froid et à l'absence d'eau courante, rendent cette opération pénible et plus lente qu'à l'ordinaire. Mais il tient à ce que Nanook et les siens voient son travail et donnent leur avis. Il organise des projections dans la cuisine du poste et c'est tout le village qui vient y assister."

02:37

"Les Inuits présents n'avaient jamais vu de film montrant leur vie. Les premières projections provoquent de nombreux rires et cris de joie. Pendant la séquence de la chasse, les spectateurs adressent des avertissements et des conseils à Nanook défilant sur l'écran." 

02:58

 "Le poste de Flaherty est devenu le lieu de rendez-vous autour du gramophone. Caruso, Ricardo-Martin, McCormick, Al Jolson. Ils écoutent tout. Pour eux, l'enregistrement le plus comique du lot était un air d'opéra. Ils s'écroulaient de rire jusqu'à rouler sur le plancher.

03:20

"Robert Flaherty est considéré comme le père du documentaire. En réalité, il est entré dans l'histoire du cinéma par ses deux portes, la fiction et le documentaire scientifique dont il fait un seul et unique genre : le documentaire fiction.

Réalisation : Robert Nardone

Production : Cité des sciences et de l 'industrie

Année de production : 2009

Durée : 3min51

Accessibilité : sous-titres français