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Comprendre la vaccination / Jean-François Bach

Dans de nombreuses régions du monde, la mise au point des vaccins a incontestablement permis d’éradiquer des maladies comme la poliomyélite, la diphtérie, la rougeole, la variole ou encore le tétanos, qui causaient un grand nombre de victimes. Aujourd’hui, les campagnes de vaccination n’ont pas le même succès que par le passé et exposent les populations au retour de certaines épidémies. Pour Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, l’heure est au sursaut.

Un épisode de la série « Corpus ».

Pour en savoir plus sur le corps humain : le site Corpus.

corpus

Réalisation : Roland Cros

Production : Universcience, Canopé-CNDP, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 2min06

Accessibilité : sous-titres français

Comprendre la vaccination / Jean-François Bach

Jean-François Bach, Immunologiste, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences

-Les vaccins sont une des plus grandes avancées de la médecine.

C'est grâce à eux que toute une série de maladies infectieuses a disparu.

Je pense à la poliomyélite, en particulier, qui était la source de paralysies extrêmement graves, parfois de mort.

Je pense à la diphtérie, à la variole, à la rougeole...

La liste est longue.

Malheureusement, les campagnes de vaccination ne fonctionnent pas très bien, même dans des cas où le vaccin marche parfaitement bien, et où il n'y a pas d'effets secondaires reconnus.

Pourquoi ? Parce que certaines rumeurs apparaissent dans certains pays et elles varient selon les pays.

Ces rumeurs laissent entendre qu'il y a des effets secondaires graves et mettent en question l'utilité du vaccin s'il y a des effets secondaires.

L'absence d'effets secondaires est prouvée scientifiquement et étudiée par de nombreux groupes dans le monde, pas juste quelques personnes.

C'est grave de croire à des effets qui n'existent pas parce que ça démotive pour se faire vacciner.

Lors de la dernière épidémie de grippe, il y a 2 ou 3 ans, seulement 8 % des Français ont accepté de se faire vacciner contre beaucoup plus dans les autres pays, 65 % de vaccinés en Suède.

Si l'épidémie de grippe avait été grave, heureusement elle ne l'a pas été, il y aurait eu de très nombreux morts parce qu'ils avaient refusé de se faire vacciner à cause d'un effet secondaire hypothétique.

La précaution est une bonne chose.

Il ne faut pas l'utiliser de façon excessive.

Il ne faut pas que le risque secondaire à la prise de la précaution soit plus grand que le risque théorique qu'on a voulu éviter.
 

Réalisation : Roland Cros

Production : Universcience, Canopé-CNDP, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 2min06

Accessibilité : sous-titres français