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La mémoire immunitaire comme vous ne l'avez jamais vue

Tout au long de la vie, le système immunitaire garde la mémoire des agressions virales ou bactériennes passées. Chaque fois qu’un nouvel antigène se présente, certaines cellules immunitaires sont chargées de déterminer sa fiche d’identité et de la conserver dans l’attente d’une future agression. La vaccination prend appui sur ce mécanisme pour enrayer les antigènes les plus fulgurants. Un épisode de la série « Corpus ». Pour en savoir plus sur le corps humain : le site Corpus.

Réalisation : Thierry Imbert

Production : Canopé-CNDP, Universcience, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 3min32

Accessibilité : sous-titres français

La mémoire immunitaire comme vous ne l'avez jamais vue

Narratrice

-Au cours de sa vie, quand l'organisme risque de développer une maladie infectieuse provoquée par un nouvel antigène, les globules blancs, particulièrement les lymphocytes, ont pour fonction de lutter contre cet élément pathogène pour l'éliminer.

Une partie de ces clones se différencie en cellules lutteuses, neutralisantes et tueuses de l'infection virale.

Une autre partie demeure sous forme de lymphocytes B mémoire, T4 mémoire, T8 mémoire, spécifiques de cet antigène.

Ces lymphocytes mémoire sont mis en réserve dans les organes lymphoïdes, le thymus, la rate et les ganglions lymphatiques.

Ils ont la caractéristique d'être hypersensibles et très réactifs.

Ces cellules mémoire ont une longue durée de vie, estimée à plusieurs décennies.

Lors d'une attaque par un antigène connu, les cellules présentatrices d'antigène, comme les cellules dendritiques, phagocytent l'agresseur, captent sa fiche d'identité, son peptide, et l'exposent à leur surface.

La cellule dendritique, présentatrice de l'antigène, migre ensuite vers un ganglion par les vaisseaux lymphatiques et présente le déterminant de l'agresseur aux lymphocytes T et aux lymphocytes B produits lors de la première infection et en réserve dans les follicules du ganglion.

Elle présente le peptide antigénique aux lymphocytes dormants et ceux qui, parmi eux, ont gardé la mémoire du premier contact, s'activent.

Les lymphocytes B et T entrent en mitose dans les follicules, ce qui entraîne le gonflement du ganglion.

Les lymphocytes T cytotoxiques comme les plasmocytes producteurs d'anticorps partent vers le lieu de l'infection par les vaisseaux sanguins.

Grâce aux lymphocytes mémoire, la réponse adaptative sera alors plus rapide, plus intense et plus efficace.

Le sujet ne sera pas malade.

Certains micro-organismes, virus ou bactéries, provoquent des maladies fulgurantes.

Leur action est plus rapide que la réponse immunitaire.

C'est le cas de la poliomyélite, la rougeole, le tétanos, la grippe.

Il est donc vital d'anticiper l'infection par la vaccination.

Le vaccin est une préparation contenant en très petite quantité des fragments de bactéries ou de virus tués, de toxines atténuées ou purifiées, inoculés pour stimuler préventivement la formation de lymphocytes mémoire.

En cas d'attaque, l'infection sera rapidement endiguée.

Antigènes déjà identifiés et vaccination permettent de constituer la grande bibliothèque de notre système immunitaire.

Ainsi, se construit pas à pas le patrimoine immunitaire de chaque individu.

Réalisation : Thierry Imbert

Production : Canopé-CNDP, Universcience, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 3min32

Accessibilité : sous-titres français