Vivre avec la drépanocytose Publié le , mis à jour le

Les malades participent à la recherche

Armelle Thomas, 46 ans, est atteinte de la drépanocytose. Elle participe à un programme de recherche « Vascu-Drépa », mené conjointement par l’Inserm et l’université des Antilles. Ainsi, elle passe une série de tests et de prélèvements au Centre Caribéen de référence de prise en charge de la Drépanocytose (CCD) du CHU de Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Ce programme a pour but de mieux lutter contre les effets dévastateurs de la drépanocytose sur les organes vitaux, nous explique Marie-Dominique Hardy-Dessources, médecin Inserm Guadeloupe. Un épisode de la série « La drépanocytose, une maladie du sang ».

drepanocytose

Réalisation : Matthieu Pradinaud

Production : BCI Communication, en partenariat avec Universcience, l'Inserm, ARS Guadeloupe, l'IRD et France Télévisions

Année de production : 2018

Durée : 2min57

Accessibilité : sous-titres français

Les malades participent à la recherche

"Les malades participent à la recherche" 

Narrateur.
-En Guadeloupe, au centre hospitalier universitaire de Pointe-à-Pitre, le Centre caribéen de prise en charge de la drépanocytose mène, conjointement avec l'Inserm, le programme de recherche Vascu-Drépa.
Aujourd'hui, Armelle Thomas, drépanocytaire, vient pour passer une série de tests.
Armelle Thomas, patiente drépanocytaire.
-J'ai accepté de participer à ce programme parce que, déjà, ça permet d'avancer et aussi de comprendre que tout n'est pas fini, qu'il y a encore des possibilités de vaincre cette pathologie.
L'infirmière.
-Mettez-vous bien à l'aise et on va coller un certain nombre de capteurs.
Narrateur.
-Le docteur Marie-Dominique Hardy-Dessources, de l'Inserm Guadeloupe, est en charge des études biologiques du programme Vascu-Drépa.
Dr Marie-Dominique Hardy-Dessources, Inserm Guadeloupe, CHJ de la Guadeloupe.
-Vascu-Drépa, les deux parties ont une signification.
"Vascu", parce qu'on s'intéresse à la fonction vasculaire, et "drépa", dans la cadre de la drépanocytose.
On s'intéresse aux anomalies des vaisseaux dans la drépanocytose.
Il y a une perte de la capacité des vaisseaux à réguler leur diamètre, ce qui est important pour pouvoir répondre aux variations du flux sanguin.
Narrateur.
-Parallèlement, l'étude évalue l'aptitude physique des patients afin d'établir le lien entre les anomalies de la circulation et l'oxygénation du sang chez les drépanocytaires.
Ce test consiste à faire marcher le patient pendant six minutes avant de mesurer son taux d'oxygénation.
L'infirmière.
-Excellent.
Il vous reste deux minutes.
Une seconde.
Stop.
Dr Marie-Dominique Hardy-Dessources, Inserm Guadeloupe, CHJ de la Guadeloupe.
On mesure la viscosité du sang en ciblant la capacité d'écoulement du sang, la capacité des globules rouges à se déformer, la tendance à former des agrégats.
Cette étude devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui sont associés au développement des complications.
À partir du moment où on a une meilleure compréhension, on peut mieux cibler des actions thérapeutiques pour, à terme, une meilleure prise en charge du patient.
Armelle Thomas, patiente drépanocytaire.
-Ça a été.
On est bien branché de partout.
Et ça m'a fait du bien, ça m'a fait plaisir de passer ce test parce que je sais que ce sera utilisé à propos, ce sera bien utilisé.
Et j'attends impatiemment les résultats.
Narrateur.
-Le programme Vascu-Drépa est une étude qui fait avancer la recherche pour mieux soigner la drépanocytose.

La Drépanocytose, une maladie du sang

 

Réalisation : Matthieu Pradinaud

Production : BCI Communication, en partenariat avec Universcience, l'Inserm, ARS Guadeloupe, l'IRD et France Télévisions

Année de production : 2018

Durée : 2min57

Accessibilité : sous-titres français