Les POM Bio à croquer Publié le , mis à jour le

Plaisir et addiction

Les adolescents "tiennent mieux l'alcool" que les adultes, ce qui les pousse à consommer d'avantage, et ce alors que leur cerveau est plus vulnérable. Les explications du professeur de physiologie Mickaël Naassila.

Un épisode de la série "POM Bio à croquer".

Réalisation : Catherine Briault

Production : Universcience, Inserm, CNDP, Picta productions

Année de production : 2013

Durée : 4min04

Accessibilité : sous-titres français

Plaisir et addiction

L’adolescence est une période de vulnérabilité particulière, puisque les adolescents sont plus résistants à certains effets de l’alcool, par exemple, ils sont capables de tenir l’alcool de manière plus importante qu’un sujet adulte. Ce qui peut les pousser à en consommer d’autant plus. A l’inverse, le cerveau est beaucoup plus sensible  à certains effets toxiques de l’alcool. Et on sait que, l’alcool par exemple à quantité consommé égale peut tuer beaucoup plus de neurones dans le cerveau adolescent comparativement à un sujet adulte.

 Toutes les drogues agissent par le même mécanisme, elles activent le circuit cérébral de la récompense et en fait toutes les drogues entrainent une augmentation de la libération de dopamine dans une toute petite structure qu’on appelle le noyau accumbens. Et c’est la libération de dopamine dans ce noyau accumbens qui est associé à la sensation de plaisir.

Titre: « OUI MAIS L’ADDICTION DANS TOUT ÇA ? »

Voix :

Alors ce que l’on sait dans les phénomènes d’addiction, c’est qu’il y a un dérèglement du fonctionnement de certaines structures cérébrales. Des structures cérébrales qui interagissent avec le circuit de la récompense. Et on trouve notamment des dérèglement de fonctionnement au niveau de l’amygdale qui joue un rôle important dans les émotions ou dans le conditionnement ; dans l’hippocampe qui joue un rôle important dans la mémorisation : et enfin il y a le dysfonctionnement de région corticale frontale, qui sont impliquées dans les fonctions exécutives et la planification des actions et donc ici on a un dysfonctionnement qui empêche l’individu de contrôler un comportement de consommation de substances qui peut être nocif pour lui-même et sa santé.

On sait que les différentes drogues et notamment l’alcool, induisent des dommages cérébraux et on a des altérations non seulement des neurones, l’alcool par exemple induit une mort neuronale, et également des atteintes au niveau de la substance blanche c'est-à-dire le câblage au niveau cérébral qui servent à transmettre l’information entre les neurones.

Titre : L’ADDICTION C’EST

Voix :

La perte de contrôle de la consommation de drogues, on retrouve aussi la compulsivité, c'est-à-dire continuer a consommer la drogue, en dépit de la connaissance de ses effets néfastes sur l’organisme. Et puis un intérêt en fait centré sur la drogue, et ça ça se fait au détriment d’autres occupations notamment professionnelle, relationnelle.

Titre : CHANGER DE CIRCUIT

Voix :

C’est très compliqué de se sortir d’une addiction. Un enjeu majeur c’est bien sûr de prévenir le développement d’une addiction avant qu’elle ne survienne. Et également une question importante c’est finalement de retrouver des plaisirs avec d’autres moyens que de consommation de la substance.

Réalisation : Catherine Briault

Production : Universcience, Inserm, CNDP, Picta productions

Année de production : 2013

Durée : 4min04

Accessibilité : sous-titres français