Un vaccin contre l’asthme ?

Antoine Magnan, Pneumologue Inserm UMR 915

-Je m'appelle A. Magnan.

Je suis pneumologue et allergologue, donc spécialiste de l'appareil respiratoire et des allergies.

Mon métier recouvre deux activités.

Une première activité qui est de diriger un service de pneumologie dans un hôpital, où donc on soigne les malades.

Et ici, au laboratoire, je dirige une équipe de recherche.

C'est une équipe Inserm qui s'occupe de pathologies bronchiques et allergiques.

Dans ces pathologies, on s'occupe surtout de l'asthme.

Cet aller-retour entre la recherche et le soin est quelque chose d'extrêmement positif qui nous permet d'avoir un développement assez rapide.

L'asthme est une maladie fréquente puisqu'à peu près une personne sur dix, à un moment de son existence, a eu ou aura de l'asthme.

Principalement, l'asthme est dû à des allergies, surtout les acariens, qui sont des petites bêtes qui vivent dans les matelas, dans les literies, les animaux domestiques, notamment les chats, les moisissures et les pollens, qui provoquent plus une rhinite, le nez qui coule, des éternuements que de l'asthme.

Pour nos travaux sur la vaccination contre l'asthme aux acariens, c'est une vaccination spécifique de l'allergène que nous développons avec deux approches.

La première est d'administrer l'allergène d'acariens, donc la protéine provoquant l'allergie, qui vient de l'acarien.

Le deuxième axe, c'est de vacciner avec l'ADN de cette protéine.

On a des résultats encourageants sur les modèles animaux avec certains de nos systèmes de vaccination, on fait diminuer l'asthme.

Ce qui nous intéresse, c'est de décortiquer le mécanisme.

Ça nous est expliqué par la façon dont fonctionne le vaccin utilisé.

Patient

-Ça va à peu près. Je prends l'inhalateur que vous m'avez prescrit.

Antoine Magnan Pneumologue Inserm UMR 915

-On aura des stratégies de prévention de l'asthme chez des sujets à risque, des enfants dont les parents sont asthmatiques ou allergiques et qui ont développé de l'eczéma quand ils étaient petits.

On sait qu'à peu près un sur deux risque de développer un asthme.

Chez ces enfants, il sera possible, soit avec des vaccins, de prévenir l'asthme, soit avec l'aide de modifications du régime alimentaire, de rééduquer le système immunitaire afin qu'il tolère les allergènes de l'environnement et ne déclenche pas la maladie.

Réalisation : Gérard Lafont

Production : Universcience, Canopé-CNDP, MGEN, Inserm, Educagri

Année de production : 2014

Durée : 2min48

Accessibilité : sous-titres français