La Nuit du Vivant : voyage au coeur de la pourriture Publié le

Quand un déchet est un délice...

Dans la nature, rien n'est gaspillé, tout est recyclé... C'est également vrai pour la pourriture !

Un épisode de la série "La Nuit du Vivant : voyage au coeur de la pourriture".

Réalisation : Geneviève Anhoury

Production : Ex Nihilo, CNRS Images, en association avec Universcience

Année de production : 2014

Durée : 3min33

Accessibilité : sous-titres français

Quand un déchet est un délice...

La beauté sera comestible ou ne sera pas.


Salvador Dali

On dit souvent qu’il n’y a pas de vide dans la nature. Et il est vrai qu'il y a toujours un être vivant adapté pour remplir chaque espace, chaque milieu de vie, à chaque moment.

Surtout - pendant le processus de pourrissement, lors duquel d’innombrables microorganismes se succèdent, chacun dépendant du précédent. Chacun intervient au moment qui lui est le plus favorable : une espèce dégrade d’abord les composés dans lesquels elle est spécialisée, puis ces composés sont à leur tour utiles à la suivante, et ainsi de suite. Chaque petite niche de nourriture est consommée, rien n’est gaspillé, tout est recyclé.

Les bactéries se nourrissent de toutes formes de carbone. Le carbone qui les nourrit peut être organique, comme celui de la pourriture, gazeux comme le méthane, ou minéral comme le calcaire. Elles en extraient leur nourriture pour fabriquer des protéines.

Et comme les plantes, elles peuvent pratiquer la photosynthèse, se nourrissant du dioxyde de carbone de l’atmosphère.

En ce qui concerne les moisissures et les levures, l’absorption de nourriture est un phénomène très actif. Elles sont dépourvues de chlorophylle, et donc incapables de réaliser la photosynthèse du carbone. Elles se nourrissent principalement de végétaux inertes, tombés ou cueillis : on dit qu’elles sont hétérotrophes.

Les filaments mycéliens des moisissures sont très cloisonnés et entourés d’une paroi rigide. Ils ne peuvent donc pas s’assouplir pour englober une proie et la digérer, comme le font les amibes. Les moisissures sont donc incapables de se nourrir directement des molécules complexes dont elles ont besoin, comme la pectine, la lignine du bois, ou la cellulose. Mais elles produisent des enzymes extracellulaires qui pré-digèrent ces matières végétales, les décomposant en molécules simples qu’elles peuvent absorber ensuite à travers leurs parois. La digestion des moisissures est donc externe.

Réalisation : Geneviève Anhoury

Production : Ex Nihilo, CNRS Images, en association avec Universcience

Année de production : 2014

Durée : 3min33

Accessibilité : sous-titres français