Sur les traces de… Diffusé le

Duhamel du Monceau | Naissance de l'épidémiologie végétale

Au 18ème siècle, une maladie décime les cultures de safran, plongeant les familles paysannes dans la misère. A partir d'observations et d'expérimentations en champs, le botaniste Duhamel du Monceau identifie le parasite en cause et propose d'isoler les cultures pour limiter son action. Une démarche novatrice qui le conduira tout au long de sa carrière à améliorer les techniques paysannes.

Un épisode de la série "Sur les traces de ».

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min12

Accessibilité : sous-titres français

Duhamel du Monceau | Naissance de l'épidémiologie végétale

Henri Duhamel de Monceau - L'épidémiologie végétale

En 1722, le botaniste Bernard de Jussieu confie au jeune Henri Duhamel de Monceau, alors agé de 22 ans, le soin de trouver les moyens d'enrayer la maladie dite de la mort du safran. Cette maladie décime les cultures dans sa région du Gâtinais. Après de vaines recherches bibliographiques et l’observations des pratiques des paysans, il se lance dans des travaux expérimentaux. Il note le caractère contagieux de la maladie qui se développe en cercle autour de plantes déjà malades. Par un lavage méticuleux, il débarrasse la terre autour des oignons de plantes malades prélevées dans les champs infestés. Il observe ainsi la présence de petits corps glanduleux rouges foncés d'où partent de fins filaments violets qui tracent dans le sol. Pour tester l’hypothèse de la présence d’une plante parasite, il réalise une première expérience de contamination artificielle de plants sains cultivés en pots et prouve le caractère pathogène de l’organisme filamenteux. C'est lui qui est à l'origine de la contamination. La poursuite de l’expérimentation en plein champ confirme le rôle de cette plante parasite, présente dans le sol, dans le développement de la maladie du safran. Il préconise alors à titre prophylactique, c'est à dire de manière préventive, de limiter la contamination en isolant au moyen de tranchées suffisamment profondes les parties de champ où se trouvent des plantes malades. Les résultats sont publiés dans un mémoire à l’Académie des Sciences en 1728, ce qui lui confère alors une grande renommée. Alors ? Que faut-il en retenir ? Duhamel du Monceau a réalisé ici un travail précurseur d’épidémiologie végétale et même de lutte biologique. Il jette les bases d’une agronomie moderne, utilisant la méthode qui part de l’observation pour formuler des hypothèses, qu’il teste ensuite par des expérimentations avant de déboucher sur des propositions concrètes visant à améliorer les techniques pratiquées.

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min12

Accessibilité : sous-titres français