Sur les traces de… Diffusé le

Henry Walter Bates | L'évolution du mimétisme chez les animaux

Certains papillons ou serpents inoffensifs imitent des espèces venimeuses et bénéficient ainsi, face aux prédateurs, d'un degré de protection équivalent à l'espèce dangereuse... Ils ne le font pas à dessein mais sont le fruit d'une longue adaptation de l'espèce par sélection naturelle. Le naturaliste anglais Henri Walter Bates a décrit cette stratégie efficace qui porte son nom : le mimétisme batésien.

Un épisode de la série "Sur les traces de...".

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min08

Accessibilité : sous-titres français

Henry Walter Bates | L'évolution du mimétisme chez les animaux

Henry Walter Bates | L'évolution du mimétisme chez les animaux 1.

Dès le 19ème siècle, au cours d'un long séjour en Amazonie, le naturaliste anglais Henri Walter Bates observe que certains papillons présentent un aspect similaire à des espèces venimeuses. Alors qu'il s'agit en fait d'espèces éloignées de papillons non venimeux... C'est le mimétisme batésien. 2. Il en conclut que l'évolution par sélection naturelle a progressivement favorisé les individus au sein des espèces inoffensives dont l'aspect les rapprochait le plus des espèces venimeuses. 3. Depuis cette époque, de nombreux exemples de mimétisme batésien, c'est à dire avec des signaux d’avertissement visibles pour les prédateurs, ont été mis en évidence chez d'autres espèces de papillons, mais aussi chez d'autres insectes et de vertébrés. Comme le serpent laitier, dont le corps orné d'anneaux transversaux beige, noir et rouge imite plus ou moins parfaitement le motif du serpent corail, une espèce très venimeuse. 4. Des travaux expérimentaux ont permis de montrer que le degré de ressemblance de l'espèce mimétique était particulièrement important pour tromper les prédateurs. Qui plus est, dans la nature, les prédateurs tendent à plus éviter l'espèce mimétique dans les zones où l'espèce venimeuse est abondante par rapport à celles où elle est rare. Les espèces mimétiques obtiennent ainsi un degré de protection quasiment égal à celui des espèces venimeuses sans avoir à payer le coût de production des substances toxiques. 5. Cette stratégie est efficace car la capacité du prédateur à discriminer entre l'espèce venimeuse et son mime est limitée par le risque de commettre des erreurs. Il est en effet moins grave d'éviter l'espèce mimétique que de consommer l'espèce venimeuse. 6. Alors que faut-il en retenir ? Le mimétisme est l'une des preuves les plus évidentes d'évolution : cette forme originale d'adaptation allant jusqu'à tromper un prédateur ou un pollinisateur n'est pas pour autant la marque d'un dessein intelligent, mais bien de la sélection naturelle.

Réalisation : Mathieu Perdoncin

Production : Universcience, Educagri éditions, Dimson, France Télévisions

Année de production : 2012

Durée : 2min08

Accessibilité : sous-titres français