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Arenicola marina, l'espèce de ver marin produisant une hémoglobine très oxygénante.

Arenicola marina, l'espèce de ver marin produisant une hémoglobine très oxygénante.

L’essai clinique qui prévoyait d’administrer à des patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d’un ver marin a été stoppé jeudi, son autorisation ayant été retirée dans l’attente d’une nouvelle évaluation, a indiqué l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

L’Agence du médicament (ANSM) a décidé de « suspendre en urgence » le feu vert qu’elle avait donné pour cette étude, après avoir pris connaissance de résultats négatifs d’une étude précédente sur des porcs de cette solution aux pouvoirs d’oxygénation très importants, fabriquée par la société bretonne Hemarina.

L'essai clinique qui prévoyait d'administrer à des patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d'un ver marin a été stoppé jeudi

L'essai clinique qui prévoyait d'administrer à des patients atteints du Covid-19 une solution issue du sang d'un ver marin a été stoppé jeudi © AFP/Archives Thomas SAMSON

En conséquence, « l’AP-HP a décidé de ne plus être promoteur » de cet essai clinique, explique le groupement hospitalier dans un bref communiqué, qui précise que l’essai n’avait pas débuté et aucun patient n’a donc reçu ce produit expérimental. « Il vient d’être porté à la connaissance de l’ANSM la réalisation en 2011 d’une étude non clinique chez le porc », qui s’est traduite par « une létalité de 100 % » chez les animaux ayant reçu cette substance, observe le gendarme des médicaments dans sa décision, datée du 8 avril et transmise par l’AP-HP. Or les « résultats de cette étude n’ont pas été versés à l’ANSM dans le cadre de la demande d’autorisation de l’essai clinique », souligne l’agence, ajoutant qu’une « réévaluation (…) est nécessaire pour apprécier les risques encourus au regard du bénéfice escompté chez les patients ».

L’AP-HP avait annoncé samedi le lancement de cet essai, qui avait reçu l’autorisation de l’ANSM le 27 mars et le feu vert d’un comité de protection des personnes le 3 avril. Dix patients en état très grave, hospitalisés avec un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) dans les services de réanimation de l’Hôpital européen Georges-Pompidou et de la Pitié-Salpêtrière, devaient se voir administrer ce produit pour évaluer s’il était bien toléré et s’il permettait d’améliorer l’oxygénation de leurs organes.